Le manager rochelais s'est montré fier de l'attitude et du jeu de ses joueurs après la victoire face au Racing ce dimanche (24-26). Il estime que son équipe a encore des chances de se qualifier pour la phase finale du Top 14.
Une victoire méritée mais pas un exploit
Interrogé sur le caractère exceptionnel de cette victoire, le manager a répondu avec humilité : « Quand on parle du standard du Stade Rochelais, je ne pense pas que ce soit un exploit. Mais vu où nous en sommes actuellement, avec une équipe et une façon de jouer différentes, c'est une belle performance. » Il a souligné que son équipe a su alterner les styles de jeu, contrairement aux critiques qui les cantonnent à un jeu frontal. « Beaucoup d'experts disent qu'on joue frontalement, mais avec des joueurs comme Uini Antonio et Will Skelton, c'est une évidence. Cependant, il est aussi important de mélanger nos approches. Ce soir, c'était bien pour le rugby que l'équipe en jaune ait marqué, car nous avons joué au rugby. Eux ont utilisé leur force avec un jeu direct et brutal. Bravo à mes joueurs qui ont répondu présent dans le duel physique. Ce n'est que le début de quelque chose. »
Continuité des succès récents
Le manager a souligné que cette victoire s'inscrit dans la continuité des succès contre l'UBB et Perpignan. « Je vous promets que nous travaillons cela depuis des mois. Regardez la progression de l'équipe depuis un mois : nous avons des joueurs sur le terrain, alors qu'avant nous avions une infirmerie catastrophique. Cela me donnera une période de réflexion cet été pour comprendre pourquoi. Nous avons préparé ce match pendant deux semaines, nous l'avons bien contrôlé malgré des périodes trop faibles. Il n'y avait rien entre les deux équipes, mais nous avons eu la force mentale de rester dans le combat. »
Un état d'esprit collectif
« Nous avons joué l'un pour l'autre, nous avons chassé, plaqué, sacrifié nos corps. C'est cela, le rugby pour moi », a-t-il ajouté, visiblement ému par l'abnégation de ses joueurs.
Objectif top 6 : un espoir maintenu
Interrogé sur les chances de son équipe d'atteindre le top 6, le manager a été clair : « Notre seule ambition est d'être dans les six après le match contre le Stade Français (lors de la 26e journée). Avant ce soir, le chemin était trop difficile pour beaucoup d'équipes, mais pas pour nous. Je suis fier de ces joueurs, ils ont pris le contrôle de leur destin. Le Racing a tout donné, mais mes joueurs ont montré un énorme respect. Ce soir, notre ville et nos supporters peuvent associer leur valeur à cette équipe en jaune. »
Première victoire à l'Arena : espoirs plus que regrets
Le manager a balayé l'idée de regrets : « Cela n'est même pas entré dans nos têtes. Je ne m'intéresse pas aux statistiques du passé, mais à ce que nous pouvons faire. Si nous ne gagnions pas, le rêve de Bouclier était fini. Nous sommes vivants, de justesse. Je ne sais pas si c'est possible d'être dans le top 6, mais je pense que ça l'est. Et comme il y a un espoir, je vais donner tout mon temps à ce bon groupe de joueurs. »
Un soupçon de frayeur sur la fin
Interrogé sur la dernière action qui a failli coûter la victoire, il a souri : « Sur la dernière action ? Oui, j'ai eu peur ! Mais on parle d'une petite marge. Nous étions à cinq mètres de la ligne, l'objectif était de tenir le ballon, pas de marquer. Un joueur trop excité a pensé que c'était facile, mais ils ont bien défendu en le coinçant dans l'en-but. Renvoi bien tapé, rebond, et puis si Ugo Seunes mettait le drop, je n'aurais pas été surpris, c'est le rugby. »



