Jean-Pierre Rivère conserve la double casquette malgré son succès politique
Malgré ses débuts prometteurs en politique, Jean-Pierre Rivère devrait bien conserver son poste de président de l'OGC Nice. Les ambitions politiques du dirigeant du Gym ont été couronnées de succès dimanche dernier avec son élection dans l'équipe d'Éric Ciotti. Cette victoire ne devrait toutefois pas l'empêcher de cumuler les fonctions de conseiller politique et de dirigeant sportif, selon ses propres déclarations.
Une mission de maintien inchangée
Jean-Pierre Rivère sera officiellement nommé « Conseiller spécial du maire et du président de la Métropole » suite à la victoire d'Éric Ciotti dans la course à la mairie de Nice. Cependant, l'entrepreneur de 68 ans affirme que cette nouvelle responsabilité ne modifiera en rien son engagement envers le club de football.
« Je suis revenu pour une mission : le maintien. Elle est en cours, et on prépare également l'avenir pour l'année prochaine », explique le président. « L'élection qui vient de se passer ne change rien au sujet. J'arrive à mener les deux activités en parallèle, comme je l'imaginais, il n'y a aucune modification à la planification prévue à l'origine. »
Des défis financiers et olympiques à relever
Le dirigeant anticipe une année 2027 compliquée sur le plan financier pour le club niçois, avec des droits télévisés estimés autour de 7 millions d'euros seulement. Cette situation nécessite un retour à un fonctionnement moins onéreux, une mission qu'il partage avec Maurice Cohen, le vice-président délégué du club.
Concernant l'éventuelle vente du club par Ineos, Rivère reste prudent : « Ineos sera peut-être là encore quelques années, peut-être qu'il y aura une vente, je n'ai pas de visibilité là-dessus. Ce qui est certain, c'est qu'Ineos compense chaque année les pertes du club, et elles sont importantes. »
Les Jeux Olympiques d'hiver 2030 en question
Le président aborde également le sujet sensible de l'utilisation de l'Allianz Riviera pour les Jeux olympiques d'hiver 2030. Rivère exprime des préoccupations quant au manque d'informations concernant l'impact sur le stade du club.
« On n'a pas encore toutes les informations que l'on souhaite avoir. Je pense que cela sera fait à partir de la semaine prochaine », déclare-t-il. « Je considère que l'utilisation de l'Allianz Riviera sera un sujet sur lequel on va tout faire pour que l'OGC Nice ne soit pas impacté. »
Il précise que l'addition globale entre la Ville, la Métropole et le Département sera « beaucoup plus élevée que ce que l'on nous annonce », et demande un délai d'une quinzaine de jours pour examiner en détail les implications du projet olympique.
Une transition politique sans rupture sportive
La situation de Jean-Pierre Rivère illustre le phénomène croissant des dirigeants sportifs s'engageant en politique tout en conservant leurs responsabilités dans le monde du sport. Son cas démontre que les deux fonctions peuvent être menées de front, du moins selon sa propre perception.
Alors qu'Éric Ciotti et son équipe doivent prochainement rencontrer Renaud Muselier pour sceller le projet des Jeux olympiques d'hiver 2030 à Nice, Rivère insiste sur la nécessité d'une approche méthodique : « Il faut examiner tout ça en détail. Il y a une urgence, on veut les Jeux olympiques, il n'y a pas de problème sur ce point. Mais on souhaite que ce soit fait de la meilleure des façons. »
Cette double casquette pourrait même s'avérer avantageuse pour le club, permettant au président de mieux défendre les intérêts de l'OGC Nice dans les discussions politiques locales et régionales concernant l'avenir du stade et du club lui-même.



