Hans Lombard-Buret : retour après rupture du tendon d'Achille
Retour gagnant pour Lombard-Buret après 9 mois

Le bruit du « clac » lui avait suffi pour comprendre que la blessure était grave. Victime d'une rupture du tendon d'Achille de la cheville droite dès la 9e minute du dernier match de préparation contre Carcassonne, le 14 août à Albert-Domec, Hans Lombard-Buret (25 ans) était aussi persuadé qu'il ne ferait pas une saison blanche. Neuf mois et un jour plus tard, le pilier gauche du SUA a tenu son pari vendredi soir, à l'occasion de la dernière journée de Pro D2 à Mont-de-Marsan.

Un objectif fixé dès le début

« Je m'étais fixé cet objectif dès le début », confie le joueur. Le 14 août 2025, dès la 9e minute d'un match de préparation sur la pelouse de Carcassonne, Hans Lombard-Buret avait été victime d'une rupture du tendon d'Achille de la cheville droite. Une titularisation surprise de l'ancien Toulousain (2015-2018) qui a tenu sa place durant 30 minutes.

« Il a fait beaucoup d'efforts avec le staff médical et les préparateurs physiques pour revenir avant la fin du championnat, je voulais le récompenser, justifie le manager Mauricio Reggiardo. On avait parlé de faire 15 ou 20 minutes et de le sortir. Mais comme le début de match a été très haché, avec trois arrêts de jeu assez longs, on l'a laissé un peu plus. C'est un joueur important dans le groupe. Je suis content pour lui. »

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Une immense joie malgré la défaite

Malgré l'ampleur de la défaite à Boniface (50-28), le champion du monde U20 a savouré son retour « pour valider la rééducation ». « On a beaucoup travaillé avec les kinés et les préparateurs physiques pour revenir à temps. Ils n'y croyaient pas, mais on n'a pas lâché. Je veux les remercier pour ces neuf mois. » Une période durant laquelle Hans Lombard-Buret a malgré tout suivi l'équipe « avec un œil un peu différent », « pas frustré » de voir le SUA meilleure mêlée de Pro D2 sans lui.

Avec une émotion certaine, le jeune papa a aussi une pensée pour sa femme : « Ça a été dur, très compliqué, heureusement qu'elle a été extra. Il a fallu s'occuper du bébé, mais aussi de moi pendant six semaines où j'étais avec une botte et des béquilles. » Il est revenu plus fort, changé, grandi. « Le fait d'être père est le plus grand bonheur, ça aide aussi à relativiser dans ces moments-là. J'ai découvert la pêche à la carpe, mais je n'ai pensé qu'à ma reprise. »

Elle était effective depuis le début du mois. « C'était important dans ma tête de pouvoir rejouer, insiste-t-il, 274 jours exactement après sa blessure. C'est une immense joie depuis que je suis revenu du CERS de Capbreton et que j'ai repris les entraînements avec le groupe à Armandie. J'étais content de retrouver le short et la pelouse. C'est la seule chose que je sais faire. »

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