Une défaite de trop pour le RCT
Lourdement défait par le Racing 92 ce samedi 16 mai 2026 à Paris La Défense Arena, Toulon enchaîne une troisième défaite consécutive (43-28). Il voit donc ses rêves de top 8 et de Champions Cup quasiment s’envoler. Les semaines se suivent et, malheureusement, se ressemblent. Lessivé, Toulon a sûrement laissé filer ses derniers espoirs de jouer la prochaine Champions Cup du côté de La Défense Arena hier. Battus 43 à 28, les coéquipiers de Ben White, promu capitaine d’un soir, restent englués à la 9e place, à trois points de La Rochelle, qui défie ce dimanche le Stade toulousain à Deflandre.
Un match à sens unique
Pourtant, la bande à Mignoni le savait, elle jouait gros à Nanterre. Le faux pas était interdit. Éliminée en demi-finale de Coupe d’Europe à Dublin, giflée la semaine d’après au Vélodrome, elle enchaîne une troisième défaite consécutive. Trop diminué devant pour réellement inquiéter le massif Racing 92 de Patrice Collazo, jamais Toulon n’aura réussi à imposer sa patte sur cette rencontre. Et, encore une fois, sa faible possession de balle (35 % en première période) ne l’aura, en rien, aidé.
Des intentions mais trop de déchets
Des intentions, les Toulonnais en ont eu. Joueurs, ils ont tenté de déplacer le ballon, de faire courir ce lourd et épais Racing. Mais la puissance de son adversaire du soir a finalement pris le dessus. L’essai de Josua Tuisova (19e), en soliste en sortie de ruck, après un raffut posé sur le torse de Giorgi Javakhia, en est le symbole. Le RCT s’est accroché, oui. Avec ce qu’il avait dans les jambes et dans le moteur. Mais nul doute que si les absences « ne sont pas une excuse », comme le martèle le staff varois, elles ont pesé lourd dans la balance. Privé de Jean-Baptiste Gros, forfait de dernière minute, mais surtout de Teddy Baubigny, David Ribbans, Matthias Halagahu, Charles Ollivon ou encore David Ribbans, le pack a souffert. Et, au final, comment en vouloir aux minots qui ont pris fièrement le relais sur le terrain ? Les Ametlla, Damond, Mézou ou autre Shiosvhili ont donné ce qu’ils pouvaient. Tout comme Joé Quere-Karaba, de retour de sa longue blessure au genou, marqueur à l’Arena (63e). Alors non, ça n’aura pas suffi. Les munitions gâchées en zones de marque, les imprécisions, les en-avant alors que le coup semblait fait, notamment ceux de Tomás Albornoz et Mathis Ferté dans les dix dernières minutes… et voilà Toulon largué, presque éliminé.
Un avenir incertain
Alors comment s’accrocher, sur ces deux ultimes matches ? Et à quoi, surtout ? Ce samedi soir, le RCT a pris un grand coup sur la tête. Un énième cette saison. Peut-être et sûrement, même, celui de trop. Celui qui leur fait abandonner les rêves de disputer la compétition reine en Europe… dont ils ont été demi-finalistes cette année. Les deux banderilles plantées par Melvyn Jaminet, d’entrée, sur une interception (4e) et Gaël Dréan, sur un contre (12e), ne suffiront pas à éclaircir le tableau, loin de là. « La saison est ratée », avait lâché l’arrière international dans nos colonnes au cœur de cette semaine décisive. Et il a raison. En perpétuelle progression depuis le retour de Pierre Mignoni au club à l’été 2022, le projet global subit un premier vrai coup d’arrêt. Maintenant ? Toulon doit enfin (re)gagner, valider ses deux dernières batailles… et prier, puisque son destin ne lui appartient plus vraiment. Et c’est sûrement ça, le plus dur à digérer.



