Rabah Slimani : son aventure au Leinster avant la finale de Champions Cup
Rabah Slimani : son aventure au Leinster avant la finale

Rabah Slimani : une aventure irlandaise riche avant la finale

Recruté par le Leinster à l'été 2024, le pilier droit français Rabah Slimani (36 ans) aura vécu deux saisons intenses au sein de la province irlandaise. Il pourrait boucler son aventure avec un sacre en Champions Cup, le 23 mai, face à l'Union Bordeaux-Bègles. Seul joueur français dans un effectif presque exclusivement irlandais, il revient sur son expérience.

Une finale en ligne de mire

Alors que le Leinster joue en URC ce week-end, Slimani confie : "On l'a évoqué cette semaine, focus sur bien finir le URC. Mais forcément, on y pense aussi. Les dernières finales perdues contre des clubs français restent dans un coin de la tête. Après la demi-finale gagnée contre Toulon, j'ai senti que les joueurs étaient contents, mais qu'il y avait encore quelque chose à accomplir. Pour eux, le travail sera fini après la finale."

Un mode spécial Champions Cup ?

Interrogé sur une possible différence d'approche entre la Champions Cup et l'URC, Slimani répond : "Avant d'arriver ici, j'aurais pensé ça. Mais tous les joueurs sont concentrés sur les deux compétitions. Le staff aligne les joueurs principaux pour la Champions Cup, mais ceux qui jouent en URC le font à fond. On a l'effectif pour faire tourner."

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Le poids des finales perdues

Le Leinster a perdu quatre finales entre 2019 et 2024. Slimani analyse : "Ils y pensent parce que c'est marquant. Mais ils pensent davantage à la victoire qu'à ces matchs perdus. Cette année, ils sentent qu'ils sont presque au bout. Ils parlent d'aller chercher une cinquième étoile, tout le monde rêve de ça, et moi le premier."

Un travail psychologique

"Complètement, et ça, c'est le rôle de Jack Nienaber qui parle beaucoup de l'aspect mental. Avant mon arrivée, ils n'avaient rien gagné pendant quatre ans. Ce titre en URC la saison dernière a relancé la machine. On sort d'une saison exceptionnelle avec seulement trois défaites, mais l'une d'elles en demi-finale de Champions Cup... J'entends dire que le Leinster est moins bien, mais on fait demi-finale l'an dernier, finale cette année."

Des défaites en URC mais pas d'inquiétude

Malgré six défaites en URC cette saison, Slimani relativise : "C'est surtout la saison dernière qui était exceptionnelle. On n'a pas perdu jusqu'au mois de mars ! On peut avoir l'impression qu'il y a moins de rythme cette année, mais pas du tout. Les Stormers ont augmenté leur niveau, et on a commencé la saison par deux matchs en Afrique du Sud sans les internationaux."

Des coéquipiers impressionnants

"J'ai envie de dire : presque tous ! Le travail de l'ombre de Josh van der Flier, Caelan Doris, Jack Conan... Ils abattent un gros boulot. J'aime bien aussi voir des joueurs devenus internationaux, comme Tommy O'Brien. Le professionnalisme de tous m'a marqué."

Un rôle de mentor apprécié

Recruté pour sa science de la mêlée, Slimani transmet aux jeunes : "Leo Cullen a été très clair : 'j'ai besoin de toi pour ça'. Après les séances, les jeunes viennent me demander des conseils. Quand je les vois performer avec le Leinster et avoir leur première sélection avec l'Irlande, je suis content d'y avoir contribué."

Une saison avec moins de temps de jeu

Avec 12 matchs cette saison dont 3 titularisations, contre 23 la saison dernière, Slimani reste philosophe : "Je le savais en arrivant. Je profite au maximum du temps que je passe ici. Certains disaient il y a deux ou trois ans que je n'étais plus bon pour le rugby. Que je sois sur le terrain ou non pour la finale, je serai derrière l'équipe."

Un retour en France pour des raisons familiales

"Ils auraient bien voulu que je reste une saison de plus, mais il a fallu faire un choix de famille. Cette saison, je suis tout seul en Irlande. Ce n'était pas une décision difficile, car la famille passe avant tout. Quand Toulon vient me chercher, c'est comme le Leinster : il y a des choses qui ne se refusent pas."

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