L'UE n'interdit pas les thérapies de conversion mais incite les États membres à légiférer
UE : pas d'interdiction des thérapies de conversion

L'Union européenne n'interdira pas les thérapies de conversion, ces pratiques pseudo-médicales visant à changer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne. Cependant, elle pousse les États membres à le faire par le biais d'une résolution non contraignante adoptée par le Parlement européen.

Une résolution symbolique mais importante

La résolution, votée à une large majorité, appelle les Vingt-Sept à légiférer pour interdire ces pratiques. Bien que non contraignante, elle envoie un signal fort aux États membres. Les thérapies de conversion sont déjà interdites dans plusieurs pays de l'UE, comme l'Allemagne, Malte ou la France, mais pas au niveau européen.

Des pratiques toujours en cours

Selon une enquête de l'Agence des droits fondamentaux de l'UE, environ 2 % des personnes LGBT+ ont subi des thérapies de conversion dans l'Union. Ces pratiques, souvent menées par des professionnels de santé ou des groupes religieux, peuvent avoir des conséquences psychologiques graves.

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La commissaire européenne à l'Égalité, Helena Dalli, a salué le vote tout en rappelant que la Commission ne proposera pas de législation contraignante. « Nous soutenons les États membres dans leurs efforts, mais le choix leur revient », a-t-elle déclaré.

Des avis divergents parmi les États membres

Certains pays, comme la Pologne ou la Hongrie, sont réticents à légiférer. D'autres, comme les Pays-Bas ou l'Espagne, sont en faveur d'une interdiction. La résolution pourrait accélérer les débats nationaux.

Les associations de défense des droits LGBT+ regrettent l'absence d'une directive européenne. « C'est une occasion manquée », estime Evelyne Paradis, directrice exécutive d'ILGA-Europe. « Mais la pression politique est désormais plus forte sur les gouvernements. »

Prochaines étapes

Le Parlement européen suivra les progrès des États membres et pourrait adopter de nouvelles résolutions. En attendant, la lutte contre les thérapies de conversion reste une compétence nationale.

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