Le PSG écrase Chelsea et redevient favori de la Ligue des champions
PSG écrase Chelsea et redevient favori en Ligue des champions

Le Paris Saint-Germain renoue avec les sommets européens

Le Paris Saint-Germain vient peut-être de faire basculer définitivement sa saison en Ligue des champions en triomphant de Chelsea à Stamford Bridge (3-0). Après avoir déjà terrassé les Blues au Parc des Princes (5-2), le club parisien s'ouvre avec panache la route des quarts de finale. Avec un score cumulé de 8-2 (5-2, 0-3), Paris frappe un grand coup en assommant Chelsea et se repositionne naturellement comme l'un des favoris à sa propre succession.

Une mauvaise passe définitivement oubliée

L'équipe laisse pour l'instant dans le rétroviseur la mauvaise passe débutée en janvier, jalonnée de défaites contre le Sporting Portugal (2-1), Rennes (3-1) et Monaco (3-1). Mardi soir dans le stade de l'ouest londonien, les hommes de Luis Enrique ont fait étalage de leur détermination, de leur talent et de leur efficacité retrouvée. « On a été très précis et on a fait dès les premières minutes la différence », a savouré l'entraîneur espagnol.

En effet dès la 6e minute, Khvicha Kvaratskhelia, déjà auteur d'un doublé et d'une passe décisive à l'aller, s'est joué d'un Mamadou Sarr trop tendre pour ouvrir le score et faire un peu plus mal au mental des Blues, déjà érodé par la rude défaite de l'aller et une nouvelle déconvenue contre Newcastle samedi dernier (1-0). Et Bradley Barcola n'a ensuite pas tardé à continuer d'écrire sa rédemption de buteur, lui qui manquait régulièrement d'efficacité, en signant un deuxième but en deux matches, les deux fois par une reprise pas évidente du tout à mettre au fond (15e).

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Le retour parmi les favoris

Un dernier but à la 62e minute par le jeune Senny Mayulu et sa fanfaronnade auprès des fans anglais ont achevé de signer le retour du PSG parmi les deux ou trois favoris à la victoire finale. « On a été très exigeants avec nos joueurs et l'équipe, mais on est en train de faire une très bonne saison », a estimé Luis Enrique, qui avait clamé ces dernières semaines maintenir sa « confiance » envers son groupe, tout en comprenant les doutes des observateurs.

Et il a dû jubiler en entendant son homologue anglais Liam Rosenior dire que son équipe devait « apprendre à être aussi clinique » que le PSG. Preuve que le club français revient de loin si l'on a en tête les imprécisions parisiennes des derniers mois et en début de saison 2024-2025.

Un contrôle exemplaire en terre hostile

La performance de mardi soir est peut-être encore plus impressionnante et porteuse d'espoir pour la suite que celle du Parc des Princes la semaine dernière, parce que Paris a été capable de contrôler ses émotions dans un stade hostile et prêt à vibrer pour une éventuelle remontée, comparable à certaines vécues dans le passé par le PSG.

Les démons sont parfois prêts à ressurgir, même sous l'ère Luis Enrique : l'an dernier, avoir mené 2-0 à Villa Park n'avait pas empêché une période de panique des Parisiens sous les furieux assauts des hommes d'Unai Emery. Ils s'en étaient finalement sortis mais Luis Enrique aura sans doute apprécié, mardi, un scénario plus tranquille.

Flexibilité et solidarité défensive

Non pas que les Anglais n'aient pas pu être dangereux : le cœur du match entre la moitié de la première période et la moitié de la deuxième a fait monter l'intensité aux abords de la surface parisienne, et heureusement que Matveï Safonov était là pour multiplier les arrêts face aux 18 tirs dont 9 cadrés des « Blues » (contre 8 tirs et 5 cadrés pour Paris). Comme à l'aller, la possession de balle a aussi été relativement partagée : 54% pour les visiteurs.

Mais le PSG est resté calme et concentré, et a aussi déployé une certaine flexibilité, précieuse pour gagner ce type de compétition, comme l'a analysé son coach : « la clé a été de gérer les différentes séquences du match. S'ils nous pressaient, nous pouvions contre-attaquer, comme sur les deux premiers buts. S'ils ne nous pressaient pas, nous pouvions contrôler le rythme ».

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Le capitaine Marquinhos, satisfait de ce « clean sheet » obtenu grâce à la « solidarité » défensive, témoignait pour sa part de la « confiance retrouvée dans ces deux matches » contre Chelsea : « Il faut continuer avec cette confiance car c'est difficile de la trouver dans le haut niveau ». Prochaine étape en Ligue des champions : Liverpool ou Galatasaray, qui s'affrontent mercredi en huitième de finale retour.