Pau conserve son invincibilité à domicile mais perd la deuxième place
Pau invincible à domicile, perd la deuxième place

À l'issue d'un match marqué par les imprécisions techniques et les occasions manquées, la Section Paloise a prolongé son invincibilité à domicile, ce samedi face à Castres (27-15). Elle abandonne néanmoins sa deuxième place à Montpellier, vainqueur avec bonus de Montauban (59-7).

Une victoire sans éclat

À Pau, il n'est plus anormal de faire la fine bouche. Compte tenu de ce que la Section a montré depuis septembre, d'abord, et de ce qui l'attend ensuite. Cette exigence nouvelle participe à l'enthousiasme tout relatif suscité par le succès de samedi face à Castres. À défaut de conserver une deuxième place que lui a ravie Montpellier, Pau a prolongé son invincibilité à domicile sans se faire peur. Mais sans impressionner non plus.

Imprécisions récurrentes

Cette 11e victoire en autant de matchs au Hameau fait partie des moins convaincantes. Pour ne pas dire des plus tristes. Elle s'est d'ailleurs construite sur l'indiscipline des Castrais (16 pénalités, 2 cartons) toujours pénibles au Hameau (trois fois vainqueurs au cours des six dernières saisons). Même si Joe Simmonds, pas dans un grand jour non plus face au but, a d'abord manqué de sanctionner les fautes tarnaises en position favorable (7e, 12e). Une faiblesse transformée en force après le repos : pas bien brillante dans le jeu courant, à l'image de ces imprécisions, de ces passages en touche, des en-avant de passe, la Section a fini par capitaliser sur les neuf fautes castraises de la seconde période. Tout juste de quoi repousser le CO à plus d'une marque (21-12, 68e ; 24-15, 76e).

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« Bien sûr que le point qu'on manque nous fait mal, mais on en était loin, on ne le mérite pas », a déclaré le manager Sébastien Piqueronies. « Ce qui me gonfle, c'est qu'aujourd'hui je nous ai sentis convaincus. J'ai adoré l'état d'esprit des hommes, j'ai adoré ce Hameau chaud bouillant. Mais c'est frustrant de louper des choses simples. » Après la dernière sortie des Palois à domicile, face au Racing (27-17), l'histoire se répète, même si une fois encore, elle se termine bien.

Deux éclairs dans un match terne

Ce qui était encore loin d'être fait à la mi-temps lorsque l'essai de funambule de Botitu, fait de redoublement et de passes acrobatiques à une main (10-12, 35e), répondait à celui de Gailleton, au relais d'Attissogbe derrière un rasant de Robson (10-5, 32e). Deux éclairs trop rares au cœur d'un samedi bien terne.

Dans ce contexte, les Palois n'ont évidemment jamais été en mesure de prendre le bonus offensif. Cet extra point qui se raréfie, et que Pau n'a plus pris chez lui depuis le 30 novembre, face aux Rochelais. « Vu la physionomie du match aujourd'hui, il n'y a rien à regretter, constate lucidement le manager béarnais. Si on avait été réalistes en première mi-temps, je vous aurais peut-être dit le contraire. »

Un statut de dauphin anecdotique

Quant à ce statut de dauphin abandonné aux Montpelliérains, le technicien le relègue au rang de « l'anecdotique ». Même si son centre Émilien Gailleton n'a pas tout à fait la même vision. « Bien sûr que le point qu'on manque nous fait mal, mais on en était loin, on ne le mérite pas. »

« La simplicité et la froideur » retrouvées après le repos et évoquées par le centre international, ont néanmoins permis aux Palois de préserver l'essentiel. Reste, désormais, à dépouiller le jeu béarnais de ces scories techniques. Mais aussi et surtout à gommer ce déficit d'efficacité devenu récurrent. « C'est tout ce qui nous a manqué, juge Gailleton. Il faut mettre la balle au fond comme diraient les footeux. Mais bon, ce n'est pas un problème qui date d'aujourd'hui. » Ce qui rend sa résolution d'autant plus urgente.

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Les notes

  • 8/10 : Gailleton
  • 7/10 : Brau-Boirie, Maddocks
  • 6/10 : Robson, Kaulashvili, Laclayat, Zégueur, Crédoz, Arfeuil, Jolmes
  • 5/10 : Maximin, Montoya, Attissogbe, Isa
  • 4/10 : Simmonds