L'OM tenu en échec par Strasbourg dans les arrêts de jeu, les mêmes défauts persistent
OM-Strasbourg 2-2 : l'éternel problème des fins de match

L'OM concède à nouveau dans les arrêts de jeu face à Strasbourg

Une semaine après avoir été balayé par le Paris Saint-Germain et seulement quatre jours après le départ de Roberto De Zerbi, l'Olympique de Marseille a été tenu en échec hier à domicile par le Racing Club de Strasbourg (2-2). Les Strasbourgeois ont égalisé sur penalty dans le temps additionnel, rappelant les fragilités chroniques de l'équipe phocéenne cette saison.

Nouvel entraîneur, mêmes problèmes récurrents

Tout au long de cette saison, que ce soit en Ligue des champions ou en championnat, l'OM sous la direction de De Zerbi a régulièrement abandonné des points dans des fins de match mal maîtrisées. Cette tendance inquiétante s'était déjà manifestée contre Rennes (défaite 1-0), Lyon (défaite 1-0), Angers (match nul 2-2), Toulouse (match nul 2-2) et le Paris FC (match nul 2-2).

Après le départ en milieu de semaine du technicien italien et en attendant l'arrivée d'un nouvel entraîneur – peut-être Habib Beye – c'est Jacques « Pancho » Abardonado qui dirigeait les Olympiens. Malheureusement pour lui et pour le club, il a subi la même malédiction que son prédécesseur.

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Le scénario cruel du match

Mené 2-0, Strasbourg est d'abord revenu à 2-1 grâce à Sebastian Nanasi à la 74e minute, sur un but quelque peu chanceux où sa frappe a fini en lucarne après une déviation de Pierre-Émile Hojbjerg. Puis, au bout du temps additionnel, alors que Marseille semblait tenir sa précieuse victoire, Emerson a commis une faute grossière dans sa surface et offert le penalty de l'égalisation à Joaquin Panichelli (2-2, 90+7e).

Il faut donc croire que même deux buts d'avance ne sont pas suffisants pour cet OM dont la fragilité défensive et mentale aura été une constante tout au long de cette saison. Cette faiblesse psychologique coûte extrêmement cher au club phocéen.

Conséquences sportives et ambiance morose

Au lieu de se relancer pleinement dans la course au podium et de laisser derrière lui la crise des derniers jours, l'OM reste plongé dans le doute. Le club se maintient à la quatrième place avec la crainte de voir Lyon accentuer son avance en cas de succès ce dimanche contre Nice. La réconciliation avec les supporters marseillais est donc reportée à plus tard.

Les joueurs ont pu constater qu'il restait énormément de travail à accomplir. Lors de leur entrée sur la pelouse pour l'échauffement, les Marseillais n'ont pas été sifflés par le public pour une raison simple : il n'y avait pas de public dans les virages. En guise de protestation, les supporters des deux virages ne sont apparus qu'après un quart d'heure de jeu.

Les banderoles parlantes des supporters

Auparavant, leurs banderoles avaient parlé pour eux. « McCourt/Longoria cassez-vous ! », pouvait-on lire en bas du Virage Nord. De l'autre côté, en haut du Virage Sud, les South Winners avaient écrit : « Vous avez fait sauter le fusible, mais c'est tout le système qui est pourri ».

Quand les joueurs sont finalement sortis du tunnel, au moment de l'un des « Jump » les plus tristes depuis l'époque du Covid et des matches à huis-clos, les tribunes latérales ont sifflé très fort, exprimant leur mécontentement.

Un début de match prometteur mais insuffisant

Dans ce contexte tendu, le début de match marseillais a logiquement été assez fébrile, avec un gros danger dès la 5e minute quand la tête de Martial Godo a touché le poteau. Mais l'OM s'en est sorti en suivant le précepte d'Abardonado énoncé vendredi : « faire des choses simples ».

Comme par exemple passer le ballon à Mason Greenwood. À la 14e minute, c'est exactement ce qu'a fait Amine Gouiri et l'Anglais a marqué d'un formidable ballon piqué du droit (1-0). Juste après le repos, Gouiri a ensuite donné deux buts d'avance à l'OM, bien aidé par la très passive défense strasbourgeoise (2-0, 47e).

Mais cela n'a malheureusement pas suffi. Après avoir beaucoup reculé et gâché quelques occasions supplémentaires – comme celle de Paixao à la 90+1e minute – Marseille a donc craqué une fois de plus. La suite du championnat se jouera dans une semaine à Brest, et d'ici là, Abardonado et le futur entraîneur vont devoir continuer à soigner les têtes et travailler sur la solidité mentale de l'équipe.

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