Les Néracais ont du cœur. Ce n'est pas un scoop pour ceux qui suivent le parcours des « jaune et noir » depuis le début de la saison. Les hommes de Laurent Sousbie l'ont encore prouvé, ce dimanche, en ne s'inclinant que d'un tout petit point (22-21) à Figeac, en 16e de finale aller. Sur la pelouse lotoise du bien nommé stade du Calvaire, l'USN a réussi à préserver ses chances de qualification alors qu'elle a évolué plus d'une mi-temps en infériorité numérique, et même à 13 durant les 25 dernières minutes. Un sacré exploit.
Un match héroïque malgré les infériorités
« Ça a été un match incroyable, résume le manager néracais. Les joueurs ont été formidables de générosité et d'envie. C'est encore la preuve que cette équipe a du cœur. » Elle aura une nouvelle fois l'occasion de le prouver lors du match retour, dimanche prochain à André-Duprat. Car en inscrivant trois essais contre sept pénalités pour les Néracais, les Figeacois ont décroché le bonus offensif. Soit 5 points terrain contre 1 pour le bonus défensif de l'USN qui devra donc s'imposer d'au moins 8 points pour poursuivre sa route.
Deux cartons rouges sévères
Sur un terrain où ils s'étaient déjà inclinés (27-21) cette saison durant la phase régulière, les Néracais ont viré en tête à la pause (10-12) et ont même compté jusqu'à 5 points d'avance (10-15, 43e) grâce à la botte de leur buteur Garéni. Mais ils ont aussi écopé de deux cartons rouges qui auraient pu tout gâcher. « Ce sont des décisions sévères, ça aurait pu être deux cartons jaunes », peste Laurent Sousbie. En trois matchs, en comptant les 32es aller-retour contre Saint-Palais, l'USN a ainsi reçu quatre cartons rouges.
À 14 dès la 37e (Planque), puis à 13 à la 56e (Garéni) et menés 22-15 à l'heure de jeu, les Néracais auraient pu exploser. Au contraire, ils ont fait bloc. « Quand on a pris ces deux rouges, on s'est dit que ça allait être compliqué, avoue le président Thierry Sourbets. Mais on n'a rien lâché. Les garçons ont fait un combat terrible, encore une fois. Chapeau à eux. C'est vraiment beau ce qu'ils ont fait. »
Des décisions arbitrales contestées
En plus de ces deux cartons rouges « un peu sévères », les Néracais déplorent des décisions arbitrales parfois très litigieuses. « Il y a une agression sur notre capitaine, l'arbitre de touche voit un coup de poing, mais l'arbitre du centre ne met pas de rouge, regrette Laurent Sousbie. Et sur leur troisième essai, l'arbitre de touche lève le drapeau pour signaler un en-avant, mais l'arbitre du centre l'accorde. » Pas un détail puisqu'il s'agit de l'essai du bonus offensif pour les Figeacois.
Les Néracais ont, en plus, laissé des plumes dans la bataille avec trois nouveaux blessés. Mais après avoir remonté 10 points face à Saint-Palais en 32e de finale retour, ils sont prêts à un nouvel exploit à André-Duprat pour décrocher leur billet pour les 8es synonymes d'accession en Fédérale 2. « L'objectif est de marquer au moins 8 points de plus, avec beaucoup de monde au stade derrière notre équipe, martèle Thierry Sourbets. Si on joue à 15 comme on joue à 13, ça passera ! »
Le président néracais voit même déjà plus loin : « On était parti sur un projet sur deux ans, avec une saison pour se qualifier et une autre pour monter. Mais je ne vais pas leur dire de perdre maintenant ! Les planètes se sont bien alignées cette saison, on verra ce qu'on fera la prochaine si on monte. Et puis, pourquoi pas aller chercher le bout de bois ? » Le dernier titre de champion de France remonte à 1962 en Honneur quand Nérac était en entente avec Lavardac.



