UBB : les notes des héros de la finale de Champions Cup
Si la charnière de l'UBB a tutoyé le plus que parfait dans cette finale face au Leinster, le centre et le deuxième ligne ont été omniprésents dans le combat. L'ailier a lui signé un nouveau doublé qui fait de lui le meilleur marqueur de cette édition (10 essais). Voici les notes des joueurs.
Salesi Rayasi 7/10
L'Europe lui va si bien… L'arrière fidjien a réalisé une performance de très haut niveau à Bilbao. Consistant dans les airs, impeccable dans sa gestuelle – sa passe pour Uberti est un régal (18e) – il a en plus eu le bon goût de trouver de l'avancée en reniflant les espaces laissés par la défense du Leinster.
Pablo Uberti 7/10
Il est souvent présenté comme le sans-grade d'une ligne de trois-quarts constellée d'internationaux. C'est une erreur. L'ailier a été très précis en attaque comme en défense à chacune de ses interventions. Il n'a pas eu à forcer son talent au moment de conclure le somptueux mouvement en première main (18e) qui lui a permis de plonger à l'essai. Mais il a pris toute sa part dans ce nouveau titre de champion.
Damian Penaud 7/10
Toujours à part… Face à une paire de centres internationale, il a une fois de plus démontré que son replacement au centre était une réussite. Très impliqué et sérieux dans ses placements, il a également su exprimer ce flair offensif si particulier lorsqu'il a tapé à suivre dans un ballon cafouillé par ses partenaires. Résultat ? Il a récupéré le ballon et servi « LBB » pour l'essai (37e).
Yoram Moefana 8/10
Le meilleur de Moefana. Précis dans ses transmissions – mention spéciale pour son tempo dans l'essai en première main inscrit par Uberti –, il s'est montré très mordant en attaque, comme en défense avec 16 plaquages ! Certains de ses plaquages résonnent peut-être encore à San Mamés… Son essai, sur interception, récompense une grande finale (40e + 1).
Louis Bielle-Biarrey 8/10
À deux minutes de la fin de cette finale, l'EPCR a annoncé que l'ailier était désigné joueur de l'année en Champions Cup. Comment aurait-il pu en être autrement ? Auteur d'un nouveau doublé, il termine meilleur marqueur de cette édition avec 10 essais. Ses appuis sont électriques, son sens du jeu redoutable. Et que dire de sa densité dans les airs et en défense ? Le phénomène LBB n'est pas près de s'arrêter.
Matthieu Jalibert 8/10
À son « prime ». L'ouvreur est l'un des (immenses) artisans du « back to back » réussi par l'UBB. Tout au long de cette finale, il s'est mué en chef d'orchestre parfait en se montrant très précis dans ses gestes comme dans ses choix. Son jeu au pied est d'une fluidité sidérante, comme en témoigne ce 50 : 22 parfait réalisé alors que son équipe reculait. Danger permanent en attaque, il a été tout simplement parfait. Remplacé par Hugo Reus (70e).
Maxime Lucu 8/10
Cette finale au Pays basque devait être la sienne. Il se l'est appropriée. Son titre d'homme du match récompense une partition pleine d'autorité. Impeccable dans son animation, il a été décisif en inscrivant le premier essai de son équipe, dans le sillage d'un ruck, alors que le Leinster venait d'ouvrir le score (14e). Redoutable dans son rôle de buteur, il n'a commis qu'une erreur sans conséquence : rattraper un adversaire par le col. Ça lui a valu un jaune. Mais ça n'oblitère en rien l'ensemble de son œuvre. Remplacé par Arthur Retière (70e).
Marko Gazzotti 7/10
Nicolas Depoortere dit de lui que c'est une « brique ». Les Irlandais partagent probablement eux aussi cet avis désormais. Le jeune numéro 8 de l'UBB a tapé sans relâche dans la défense irlandaise pour gagner de précieux petits mètres. Toujours aussi généreux dans les rucks, il a volé un ballon au sol (32e). Remplacé par Bastien Vergnes (55e).
Cameron Woki 7/10
Au milieu de l'effusion de joie bordelaise, il a vécu un épilogue cruel. Touché au genou gauche (51e) suite à un plaquage alors qu'il était en position d'ailier, il n'a pas pu mordre dans cette finale comme il le souhaitait. Un an après avoir assisté au sacre de ses partenaires devant sa télé en tant que joueur du Racing, il a tout de même pris toute sa part cette année. Très actif, l'essai qui lui a été improbablement refusé (11e) aurait couronné une finale réussie en dépit d'un maigre déchet. Remplacé par Temo Matiu (51e).
Pierre Bochaton 8/10
Une action pour le résumer. Après avoir posé un genou à terre et avoir été soigné pour un saignement, il a pris place dans un alignement pour voler un lancer irlandais et avancer de plusieurs mètres. Son activité défensive et dans les rucks l'a encore démontré : ce flanker brille dans le travail de l'ombre. Sans surprise, il a fini meilleur plaqueur de l'UBB (17). Au fil du match, il a pourtant aussi réussi à se mettre en valeur ballon en main.
Adam Coleman 7/10
Il avait pronostiqué un grand match en conquête. Il n'avait pas menti. Fidèle à ses bonnes habitudes, le « big man » de l'UBB a distribué quelques cartouches retentissantes pour remettre ses coéquipiers dans l'avancée. Influent également en touche avec un ballon volé (10e). Une bonne prestation en dépit d'une préparation entravée par une béquille ces derniers jours. Remplacé par Lachlan Swinton (42e).
Boris Palu 8/10
Partout. Le Boris Palu qui avait perdu, ici même à San Mamés et face à ces mêmes Leinstermen la finale de la Champions Cup avec le Racing en 2018, a bien grandi. Il a livré une copie conforme à ce qu'il récite depuis son arrivée en Gironde en début de la saison. Beaucoup d'activité défensive avec 16 plaquages et autant de débauche d'énergie dans le combat.
Carlü Sadie 7/10
La touffeur de Bilbao n'a pas eu de prise sur son rendement. Costaud et propre en mêlée fermée, le Sud-Africain s'est dédié au combat dans le jeu courant. Sa densité est toujours aussi précieuse. Remplacé par Ben Tameifuna (49e).
Maxime Lamothe 7/10
À la pointe du combat. En touche comme en mêlée, une performance consistante sur tous les fondamentaux de son poste. Défenseur attentif, il a sondé avec assiduité la résistance du rideau défensif irlandais. Remplacé par Gaëtan Barlot (55e).
Jefferson Poirot 7/10
Le gaucher a avoué compter les opportunités de remporter des titres avant la fin de sa carrière en 2027. Sa prestation prouve qu'il ne compte pas les gâcher. Toujours très actif dans le jeu sans ballon, il a signé plusieurs plaquages offensifs importants. Même si McCarthy lui a sauté par-dessus pour filer à l'essai en début de seconde période, il est encore bien loin de la date de péremption. Remplacé par Ugo Boniface (49e), cible d'un jaune pour avoir été auteur d'une bien faute inutile (74e).



