N2 : Les Herbiers veulent jouer les trouble-fêtes face aux Girondins
N2 : Les Herbiers prêts à déjouer les pronostics

À deux journées de la fin de la saison en National 2, le duel entre La Roche-sur-Yon et les Girondins de Bordeaux pour la montée en Ligue 3 est intense, avec un point d'écart seulement. Mais l'attitude de leurs adversaires respectifs, qui n'ont plus d'enjeu de montée ou de maintien, reste une inconnue. Parmi eux, Les Herbiers, qui reçoivent les Girondins samedi au stade Atlantique.

Une rivalité locale assumée

L'entraîneur des Herbiers, Laurent David, ne cache pas la « rivalité locale » avec La Roche-sur-Yon, mais insiste sur la volonté de son équipe de bien terminer la saison : « Il reste deux rencontres et on se doit d'être le plus performant possible. Même si les joueurs sont déçus de ne pas être à la lutte, ils travaillent. Nous ne sommes arbitres de personne : La Roche a la clé s'il veut monter, les Girondins l'ont aussi même s'ils ne sont pas maîtres de leur destin. Nous, nous jouerons notre match pour faire un résultat. »

Une saison marquée par les blessures

Les Herbiers (5es) ont pourtant été des prétendants sérieux, vainqueurs des Bordelais à l'aller (2-1). Mais les absences sur blessure grave du latéral droit Redha Freneau, de l'ailier Tanguy Guérineau (qui s'est à nouveau fracturé la clavicule samedi dernier) et du milieu Brendan Lebas, ainsi que la suspension du meilleur buteur Jérémy Billy en janvier, ont plombé leur saison. Depuis début mars, et un nul dans le derby face à La Roche-sur-Yon, les coéquipiers de Pierre Lavenant ont pourtant bien figuré (2e sur les 10 derniers matchs), mais partaient de trop loin.

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« Les blessures graves, c'est l'histoire de notre saison, explique Laurent David. La difficulté de la National 2 est qu'il y a une équipe qui monte, qu'il y a beaucoup d'intensité à tous les matchs et que vous n'avez pas des effectifs pléthoriques. On a connu un trou en janvier-février, Bordeaux l'a vécu en mars, en ce moment c'est La Roche-sur-Yon. Il faut essayer de travailler pour gérer sur la distance, la densité engendre de la fatigue et c'est difficile de ne pas avoir de creux dans la saison, encore plus s'il vous manque du monde. »

Un espoir envolé, mais une fin de saison solide

L'espoir de 2e place s'est définitivement envolé le 17 avril à Bayonne (2-1), où les Herbretais ont manqué deux penaltys et encaissé un but dans le final. Depuis, l'équipe a enchaîné des nuls 2-2 à Granville et 3-3 contre Avranches. « Prendre autant de buts c'est inhabituel pour nous, reconnaît David. On a fait quelques changements sur les positionnements en pensant à la saison prochaine mais on garde la même philosophie joueuse. Il y a peut-être eu un peu moins de rigueur collective, l'effet du scénario. Contre Granville, on prend un CSC, on revient deux fois au score. Contre Avranches, on menait 2-0 à la 66e minute et le match a été longtemps interrompu avec la blessure de Tanguy Guérineau. Ça a pu casser la dynamique après. »

Un match motivant devant un grand public

L'affluence attendue samedi au stade Atlantique a été évoquée lors de la séance de lundi. « J'ai regardé le match des Girondins à Bayonne (2-1). J'ai vu un match de haut de tableau de N2 et même de National 1, confie David. Il n'y a pas de changements sur ce que proposent les Girondins dans l'organisation, mais ils ont mis beaucoup d'intensité de bout en bout. On s'attend à la même chose. On avait déjà connu le stade Atlantique la saison dernière (2-0, le 2 février 2025 devant 10 652 personnes, NDLR), certains de mes joueurs ont déjà vécu ça, certains (le milieu Benjamin Brélivet, NDLR) ont même disputé la finale de Coupe de France en 2018 (0-2 face au Paris SG au stade de France). C'est plutôt hyper motivant de jouer devant autant de monde. »

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