Alexandre Ménard face au MSB : une première confrontation chargée d'histoire et d'émotions
Pour la première fois de sa carrière, Alexandre Ménard, l'entraîneur de Boulazac, se retrouvera dans le camp adverse face au Mans Sarthe Basket (MSB), ce samedi 21 mars. Après près de dix années passées dans le club sarthois, où il a vécu ses débuts en tant que coach professionnel, cette rencontre revêt une saveur particulière et inédite.
Un retour aux sources sous le signe de l'adversité
Alexandre Ménard exprime un mélange de plaisir et d'appréhension à l'idée de fouler à nouveau le parquet d'Antarès, désormais rebaptisé salle Christian-Baltzer. « J’aurai plaisir à revoir la salle. Cela aura évidemment une saveur un peu particulière », confie-t-il, tout en ajoutant : « la première fois que je reviens en tant qu’adversaire, ça va faire bizarre ». Cette anticipation émotionnelle est d'autant plus forte que le technicien a tissé des liens profonds avec la région, où l'un de ses fils est né.
Avec le MSB, Ménard a connu des succès notables, remportant deux Coupes de France et deux Leaders Cup, tout en participant à une finale de championnat de France et à des compétitions européennes. C'est en 2017, après le limogeage d'Erman Kunter, qu'il a pris les rênes de l'équipe en tant qu'entraîneur principal, marquant sa première expérience à ce poste. Cette période a forgé son parcours et renforcé son attachement au club.
Un club familial et des attaches personnelles
Cette semaine, Ménard a été largement sollicité par d'anciennes connaissances, reflétant les liens durables qu'il a créés. « Beaucoup de gens veulent me voir et moi aussi. J’ai beaucoup d’attaches, on a créé des choses », explique-t-il. Cependant, une fois le match lancé, il insiste sur la compétition : « une fois que la balle sera jetée, ce sera Boulazac face au Mans. On se verra avant et après le match mais pendant, on sera adversaire, on va leur donner du fil à retordre et on va vouloir gagner ».
Le plaisir de cette rencontre sera amplifié par la présence de sa famille en tribunes, avec sa femme, ses enfants, sa mère et sa sœur. Pour Ménard, Le Mans incarne « un club familial, dans le bon sens du terme. C’est un club qui fait confiance et veut aider. Il y a une filiation, une transmission des compétences », citant des exemples comme Dounia Issa, Elric Delord, JD Jackson ou Vincent Collet, qui ont également évolué au sein de la structure.
Neuf ans après, un retour marqué par la fierté
Neuf années se sont écoulées depuis son départ d'Antarès, et Ménard revient avec « une certaine fierté » d'avoir parcouru un long chemin. Cette confrontation symbolise non seulement un chapitre personnel, mais aussi l'évolution de sa carrière, passant d'assistant à entraîneur principal, et maintenant à adversaire. Le match promet d'être intense, mêlant souvenirs, émotions et une volonté affirmée de victoire de part et d'autre.



