Pluie et attentes : une journée hachée pour les joueurs du tournoi
Pluie et attentes : une journée hachée au tournoi

Entre attente, interruption et incertitude, les joueurs ont vécu une longue journée hachée par la pluie. Si certains sont parvenus à se faufiler en quart de finale, d’autres devront revenir vendredi matin pour en terminer.

Une journée attendue

Cette journée, tout le monde l’a vue venir de loin. La seule incertitude, c’était sur quel jour de la semaine la pluie allait s’abattre. « Évidemment, ça tombe le jeudi où c’est férié avec une belle journée sportive et nos quatre têtes de série principales qui entrent en lice. On était à guichets fermés aujourd’hui », déplorait en début d’après-midi le directeur du tournoi Jean-Baptiste Perlant.

Au final, lui et les joueurs ne s’en sortent pas si mal. Enfin, ça dépend pour qui… Arthur Rinderknech et Martin Damm n’ont même pas eu l’occasion de disputer un seul point. Après moins d’une heure de jeu cumulée entre 10 heures et 15 heures, une accalmie de près de trois heures a finalement permis à plusieurs joueurs de se faufiler entre les gouttes jusqu’en quart de finale du tournoi BNP Paribas Primrose.

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Premiers qualifiés

Premier qualifié de la journée, Raphaël Collignon ne boudait pas son plaisir d’avoir pu en finir au plus vite. « Je suis au top ! Je suis devant vous, j’ai fini, j’ai gagné et tout le monde est en train de batailler dont mon adversaire qui est au troisième set, d’autres n’ont même pas commencé », savourait le Belge, solide vainqueur d’Aleksandr Shevchenko (7-6, 4-0, abandon), qui a finalement vu Titouan Droguet le rejoindre deux heures plus tard, après avoir vaincu la tête de série n°3 Terence Atmane (6-7, 6-1, 6-4).

Bien qu’il soit ravi d’être passé entre les gouttes, Raphaël Collignon admettait que « quand on est joueur, ce genre de journée est chiante. On commence son match à 10 h 45, on s’arrête, on pense reprendre puis non, on attend 13 heures, puis 14 et finalement c’est 15 heures. Tu es dans l’attente permanente. Il faut adapter ses heures de repas, sa remise en chauffe. Ce n’est pas simple ».

Marche, téléphone et café

Et visiblement, les joueurs ont des facultés d’adaptation bien disparates à en juger par les matchs à sens unique de la journée : 59 min et un cinglant 6-0, 6-3 pour Giovanni Mpetshi Perricard face à Aleksandar Vukic ; 6-4, 6-3 et 1h14 de match pour la tête de série n°2 Tallon Griekspoor face à Benjamin Bonzi ; une petite heure également et quatre jeux perdus par Alex Molcan face à Rei Sakamoto…

Tête de série n°2, Griekspoor ne s’imaginait même pas finir son match ce jeudi. « La veille, j’ai vu les prévisions, je me suis dit que jamais on réussirait à aller au bout », soufflait-il après sa victoire. « Ce sont les journées les plus ennuyeuses, les plus difficiles à gérer. En attendant, tu tournes en rond, tu marches, tu regardes le téléphone, tu bois un café… On est habitués à vivre ça tout au long de la saison. Mais quand tu t’en sors, c’est un soulagement d’en avoir fini avec la journée. »

Surtout que pour certains, la journée ne s’est jamais vraiment terminée. La pluie étire le temps. Et parfois, elle renvoie les derniers malchanceux à l’hôtel, avec une double dose de match le lendemain, en cas de victoire matinale. Une journée sans fin.

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