Lionel Messi a une nouvelle fois sauvé l'Argentine. Menée 2-0 par l'Égypte, l'Albiceleste a renversé la situation (3-2) grâce à un but et une passe décisive de son capitaine pour rejoindre les quarts de finale, où l'attend la Suisse, qualifiée aux tirs au but face à la Colombie.
Un retournement de situation spectaculaire
Que serait l'Argentine sans Lionel Messi ? Probablement éliminée précocement du Mondial, si le génie, encore buteur et passeur, n'était pas sorti de sa boîte pour ramener l'Albiceleste des enfers contre l'Égypte (3-2), qui avait presque réussi le coup parfait ce mardi 7 juillet 2026 à Atlanta. Les champions en titre, qui ont encore trouvé les ressources pour s'en sortir, après leur frayeur en 16e de finale face au très modeste Cap-Vert qui les avait poussés jusqu'à la prolongation, affronteront la Suisse, venue à bout de la Colombie aux tirs au but (4-3, 0-0 a.p.).
Plus d'une heure de jeu dans le dur
Les larmes de la « pulga » (la puce) en disaient très, très long sur la pelouse, des émotions qui l'ont parcouru au coup de sifflet final. Elles étaient d'une joie mêlée d'un immense soulagement après avoir vu de près la sortie dans cette Coupe du monde, lors d'un match où rien n'a fonctionné jusqu'aux vingt dernières minutes extraordinaires qu'il a su livrer, histoire de dorer encore plus sa légende. D'abord l'Égypte a ouvert le score par Yasser Ibrahim (15e), ensuite Messi a raté son deuxième penalty de la compétition (21e), le poteau a renvoyé son coup franc enroulé (31e) et le gardien Mostafa Shobeir a frustré Julian Alvarez d'un superbe arrêt réflexe (39e).
Un pénalty raté, puis un récital
Alors, quand à la 67e minute, Zico a doublé le score au bout d'une contre-attaque lancée par Haissem Hassan, dont le débordement rappelait Jean Tigana face au Portugal en demi-finale de l'Euro-1984, l'Argentine n'avait plus qu'un pied au bord du précipice. Mais ce pied était gauche et appartenait à l'un des plus grands joueurs de l'histoire qui n'avait pas du tout envie que tout s'arrête comme ça. Il a délivré un centre parfait pour Cristian Romero, qui a réduit le score (78e). Puis, toujours placé là où il faut dans la surface, il a allumé une demi-volée qui a fait plier les gants du gardien (83e). Son 8e but du tournoi, pour repasser devant Kylian Mbappé et Erling Haaland (7), son 21e en Coupe du monde. Stratosphérique.
Une qualification émotionnelle
Contrairement à Mohamed Salah, qui a perdu le ballon au départ de l'action, Messi n'a été pour rien dans le but libérateur d'Enzo Fernandez dans le temps additionnel, mais son bonheur après un tel retournement de situation était évidemment immense. « Il y a beaucoup de joie […] c'est très émouvant d'avoir réussi à renverser la situation encore une fois », a commenté Messi sur le site de la Fifa. Contrairement à Cristiano Ronaldo, sorti tête basse et esseulé la veille face à l'Espagne, le capitaine argentin poursuit sa sixième Coupe du monde avec des coéquipiers qui donnent tout pour lui.



