Mathieu Caron, gardien canadien de l'Anglet Hormadi, s'épanouit au Pays basque
Mathieu Caron, gardien canadien, s'épanouit au Pays basque

Mathieu Caron, le gardien canadien de l'Anglet Hormadi, s'épanouit au Pays basque

Arrivé cet été à l'Anglet Hormadi, le gardien canadien de 25 ans (1,83 m, 86 kg) découvre avec enthousiasme le Pays basque et la Ligue Magnus. Entre une éthique de travail rigoureuse et des ambitions personnelles, il se confie sur son adaptation et ses projets.

Une découverte passionnée de la France et du Pays basque

Était-ce un rêve de venir en France, comment vous sentez-vous ? Physiquement, je me sens bien et mentalement aussi. Ce que je sais, c'est que je voulais jouer en Europe, sans viser un pays précis. Mais quand la France est devenue une option, j'étais très excité de découvrir un environnement différent de la maison où tout était en anglais.

Le Pays basque semble déjà vous avoir conquis… Un jour, si je peux me le permettre, j'aimerais m'acheter une petite maison ici. Jusqu'à aujourd'hui, j'ai exploré la côte en allant de Saint-Jean-de-Luz à Saint-Sébastien, en passant par Lourdes. Tout ça me rappelle la Colombie-Britannique, en un peu plus chaud. Il y a une forte identité. Pour certains Américains qui viennent ici, il peut y avoir besoin d'un ajustement culturel. Moi, mes grands, grands, grands-parents étaient français, ça résonne différemment.

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Un parcours de gardien marqué par l'athlétisme et le collectif

Comment devient-on gardien de hockey, est-ce une vocation à part ? J'ai commencé très jeune à patiner, d'abord comme joueur. Il n'y avait qu'une paire d'équipements pour toute l'équipe, chacun essayait. J'étais à l'aise comme joueur et comme patineur. Alors défenseur ou gardien, c'était un peu pareil. C'est venu naturellement. J'aime les gardiens athlétiques, comme Jonathan Quick, ça a influencé mon style. Dans tout ce que je fais, je veux être bon y compris quand je joue aux cartes avec ma copine. Être seul ici n'est pas toujours simple mais ma famille est déjà venue. Je serai avec eux ce mois-ci.

Vous aviez eu des opportunités en athlétisme aussi ? Oui, jusqu'à l'école secondaire. J'avais des bourses pour intégrer des universités canadiennes. J'aurais pu continuer mais j'ai choisi le hockey pour le sens du collectif : les coéquipiers, les supporters, les bénévoles, les gens en ville. Ces relations de proximité comptent pour moi.

Une approche détaillée de la performance et de l'entraînement

Quel regard portez-vous sur votre saison sur glace ? Un gardien doit avoir une mentalité différente dans le sens où je ne peux pas trop me focaliser sur le résultat final, mais sur ce que je donne pour guider mon équipe. Je travaille des détails, j'échange beaucoup parce que je suis jeune et que je veux continuer à apprendre. En tout cas, on a une très bonne ligne de communication avec Stéphane Barin et Matthieu Cyr.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaite devenir gardien ? Je lui dirai de prendre conscience des détails et de travailler le patinage. Beaucoup veulent tout de suite arrêter des palets mais le hockey va tellement vite aujourd'hui qu'il faut être l'un des meilleurs patineurs de l'équipe et s'assurer de pouvoir bien bouger avant tout.

Comment vous entraînez-vous pour rester performant ? Je passe deux à trois heures sur la glace mais le travail doit aussi continuer à l'extérieur. Je travaille la vision, la mobilité, la force. Avec 20 kilos d'équipement sur le dos, il faut être puissant. Je vois les kinés chaque semaine. C'est un aspect que les jeunes ne comprennent pas. Il leur faut utiliser tous les outils disponibles pour maximiser le corps et ses performances.

Des ambitions claires et une vision d'avenir

La Ligue Magnus correspond-elle à ce que vous imaginiez ? Oui. J'en avais entendu parler et je savais que ça évoluait chaque année. Avec plus d'argent et de structures pour les jeunes français, cela peut encore grandir mais l'organisation est déjà très bonne.

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Et quelle relation entretenez-vous avec Nathael Fleuret, votre remplaçant ? Elle est très bonne. Nathael est jeune (il a 21 ans), mais il travaille fort et pose beaucoup de questions : c'est ce que je ferai à sa place pour apprendre. La compétition est saine. Si je peux partager mon expérience, je le fais. L'objectif c'est de progresser tous les deux. Et qu'il soit, un jour, capable d'assumer un rôle de numéro un en Magnus.

Quels sont vos objectifs de carrière ? Ce que je veux, c'est jouer au plus haut niveau possible et progresser chaque saison. Je me concentre déjà sur l'année en cours car j'aime être ici. J'adore les partisans et la région mais c'est aussi un business que je ne contrôle pas. On verra bien les opportunités.

L'après-hockey est-il déjà dans un coin de votre tête ? Oui. Ayant un diplôme en biologie, je me vois évoluer dans le milieu médical, peut-être pas comme médecin, mais sûrement dans les sciences et la recherche.

Que faites-vous en dehors du hockey ? Oh, j'ai besoin d'être actif. J'aime l'océan, la planche à voile. Sinon, j'aime regarder un film français, me divertir avec un jeu de stratégie. Des choses simples. Par contre, je n'ai pas encore vu un match de rugby, mais ça viendra. Il y a toujours quelque chose à faire.

Anglet (12e/32 pts) - Amiens (8e/47 pts)

  • Lieu : Anglet (patinoire de la Barre)
  • Horaire : Ce soir à 20 h 30

ANGLET - Le groupe probable : Caron, Fleuret, Faure (c), Esipov, Duerr, Manciot, Eyre, Dogemont Rousseau, Kazarine, Baron, Polodyan, Jevpalovs, Suire, Volejnicek, Quattrone, Polcs, Morgan, Maso, Munoz, Vasilyev

AMIENS - Le groupe probable : Kozun, Lamboley, Bergeron (c), Mony, Lemaitre, Lavigne, Djemel, Bussat, De Mali, Larose, Gauffriau, Craig, Gibert, Maia, Plagnat, Roussel, Richards, Beauchamp, Svanenbergs