Lyon se positionne pour les épreuves de glace des Jeux Olympiques 2030
Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a exprimé sa volonté d'accueillir les compétitions de sports de glace lors des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2030. Cette proposition intervient dans un contexte d'incertitude concernant le projet initial prévu à Nice, suite à l'élection d'Éric Ciotti à la mairie de la ville azuréenne.
Une offre officielle portée à deux voix
Lors d'un entretien avec la présidente Les Républicains de la Métropole de Lyon, le maire Doucet a formellement proposé de porter conjointement l'accueil des épreuves olympiques sur glace. Son cabinet a confirmé cette démarche dans un communiqué publié mercredi, soulignant l'engagement de la ville lyonnaise.
Actuellement, le projet d'organisation des sports de glace est porté par la Région Sud, en référence à la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Cette dernière co-organise les Jeux de 2030 avec la région Auvergne-Rhône-Alpes, dont Lyon est la métropole principale.
Les incertitudes du projet niçois
Le plan initial prévoyait que Nice devienne le pôle olympique des sports de glace, accueillant :
- Le patinage artistique
- Le hockey sur glace
- Le short-track
- Le curling
- Un village olympique
- Un centre des médias
Ce projet ambitieux incluait notamment la couverture temporaire du stade de football de l'Allianz Riviera pour le hockey, ainsi que la construction d'une patinoire et du village olympique dans l'ouest de Nice. Cependant, pendant la campagne électorale, Éric Ciotti a exprimé des réserves concernant la privation du stade de l'OGC Nice pendant plusieurs mois et la construction d'un nouveau complexe olympique.
Depuis son élection, le nouveau maire de Nice s'est toutefois redit extrêmement attaché à l'accueil des épreuves de glace dans sa ville, créant ainsi une situation ambiguë quant à la réalisation concrète du projet.
Les atouts de Lyon pour les sports de glace
Bien que Lyon n'ait actuellement aucun rôle dans l'organisation des Jeux d'hiver de 2030, la ville possède plusieurs arguments en sa faveur :
- La métropole organisera la Coupe du monde de hockey sur glace en 2028, ce que Grégory Doucet qualifie de bonne façon de s'entraîner en perspective des JO 2030.
- Lyon dispose déjà de deux patinoires opérationnelles.
- D'autres structures dans l'agglomération pourraient être adaptées pour accueillir ce type d'épreuves olympiques.
Lors d'une interview sur BFM Lyon pendant la campagne électorale, le maire Doucet avait même évoqué la possibilité d'une cérémonie d'ouverture à Lyon, déclarant : Pourquoi pas ? Lyon est idéalement placée pour participer à ces JOP.
Cette proposition lyonnaise intervient donc à un moment crucial où l'organisation des sports de glace pour les JO 2030 semble plus incertaine que jamais, ouvrant potentiellement la voie à une répartition différente des épreuves entre les régions hôtes.



