L'OL s'effondre en Ligue Europa : une saison en dents de scie qui s'achève dans la désillusion
Il est rare de voir une équipe dominer statistiquement à l'extérieur avec 68% de possession et 19 tirs contre 5, puis s'effondrer à domicile avec seulement 35% de possession et 4 tirs contre 14. Pourtant, l'Olympique Lyonnais de la saison 2025-2026 est décidément capable de tout, alternant entre des performances brillantes et des échecs cuisants.
De l'euphorie à la désillusion en quelques semaines
Après une impressionnante série de 13 victoires consécutives de mi-décembre à mi-février, les Lyonnais ont brutalement enchaîné 7 matchs sans victoire, avec 4 défaites et 3 nuls. Une chute vertigineuse qui a anéanti tous leurs espoirs de titre, le premier depuis 2012.
Euphoriques et légitimement ambitieux entre la Coupe de France, où ils bénéficiaient d'un tableau favorable sans le PSG, et la Ligue Europa, où ils dominaient leur groupe sans affronter de Top 4 des grands championnats, les Lyonnais ont tout perdu en deux semaines. Ils ont même laissé filer leur avance de 5 points sur l'OM pour la qualification directe en Ligue des champions.
Les joueurs sont apparus visiblement sonnés après chaque but encaissé jeudi contre le Celta Vigo, et plus encore après le coup de sifflet final qui scellait leur élimination.
Un match catastrophique contre le Celta Vigo
Comment expliquer un tel effondrement, seulement quelques jours après l'élimination aux tirs au but contre Lens en Coupe de France ? Face au Celta Vigo, l'OL a totalement disparu, même avant l'expulsion de Moussa Niakhaté dès la 19e minute.
Pressé, étouffé et piégé par le 6e de Liga, l'OL n'a jamais trouvé de solution. Paulo Fonseca est passé d'un 4-3-2 à la mi-temps à un 5-3-1 en seconde période, laissant Endrick esseulé et fantomatique en attaque. L'entraîneur portugais est apparu impuissant sur son banc, tout comme son équipe.
« C'est vraiment difficile de jouer aussi longtemps en infériorité numérique, surtout contre une équipe avec la qualité du Celta Vigo », a insisté Fonseca après le match. « C'était impossible, à 10, de presser haut contre une équipe comme ça. »
Les joueurs tentent de se relever
Clinton Mata, le défenseur lyonnais, a défendu cette posture : « On voulait déstabiliser cet adversaire mais on a joué pratiquement tout le match à dix. » Pourtant, Corentin Tolisso avait du mal à contenir ses larmes à la fin de la rencontre, montrant l'ampleur de la déception.
Malgré tout, les joueurs tentent de se projeter vers l'avenir. « On doit assumer et prendre nos responsabilités », lance Clinton Mata. « On ne va pas lâcher aujourd'hui, il faut remettre l'énergie qu'on avait dans notre série de 13 victoires. On a encore un objectif : terminer dans le Top 3. »
Son coéquipier Orel Mangala abonde dans le même sens : « On doit se relever, on a un match à aller chercher dimanche contre Monaco et c'est sur ça qu'on doit se concentrer. »
Un défi de taille face à Monaco
Paulo Fonseca connaît bien les conséquences d'une telle désillusion européenne. « Je ne peux pas oublier qu'après Manchester United, ça avait été difficile de jouer à Saint-Étienne. Là, nous avons la même situation, avec en face une équipe plus forte, Monaco. »
La mission s'annonce extrêmement difficile face à l'ASM, qui enchaîne 6 succès de rang en Ligue 1, alors que l'OL traverse une série noire. « La priorité est de récupérer mentalement les joueurs », note Fonseca. « Ce moment est frustrant parce que nous avons cru que nous pourrions aller loin dans ces compétitions. Nous devons réagir. »
Et cette fois, il faudra le faire sans les « dingueries » qui ont marqué certaines rencontres clés de la saison, comme lors de la séquence controversée contre Manchester United et Saint-Étienne.



