Vendredi 15 mai, à 20 heures, les piétons se ruent vers L'Esquive, le bar des supporters des Pirates où est retransmis le match des volleyeurs royannais. Fabien Grasset, speaker officiel du club et patron de l'établissement, officie aux côtés de son associé Jérémy Sudrie derrière le comptoir. Les tables en terrasse et dans les deux salles ont été prises d'assaut. « On n'a jamais vu ça ici, même pour France-Argentine lors de la dernière Coupe du monde de foot », s'égosille le speaker.
Une ambiance de folie
L'ambiance monte d'un cran à l'entame du premier set, que les Pirates maîtrisent. « Il n'y a pas de match », indique un supporter lorsque les maritimes l'emportent 25 à 12. À l'unisson, la cloche tinte et un traditionnel chant de victoire est lancé. Cependant, les Rémois n'ont pas l'intention de se laisser aborder sans combattre. Le second set est plus accroché, les supporters royannais se crispent et souffrent. Chaque équipe se rend coup pour coup. Enfin, la cloche de L'Esquive annonce le gain de la deuxième manche par les Pirates. Les applaudissements fusent et les chants reprennent.
Un troisième set décisif
Le troisième set s'annonce serré. Les supporters semblent souffrir davantage que les joueurs. Certains suivent le score de Martigues, qui se fait accrocher par France Avenir, pour se rassurer peut-être. Nul besoin, la cloche n'en finit plus de tinter. « On est en Ligue A, on est en Ligue A », entonnent les supporters ivres de joie. « C'est historique », clame Florence Labeyrie, adjointe aux sports de Royan.
Un sacre mérité
Le point serré des supporters : leur équipe a décoché un graal historique à Reims. « À Reims, ça ne s'invente pas », commente un supporter. Sophie Colus, manageuse générale du club, émue, pendant la remise du trophée en direct de l'arène rémoise via son téléphone : « Je suis tellement contente pour eux. Ils le méritent. Il faut se rappeler qu'on était au fond du gouffre l'an dernier. On ne pouvait pas rêver mieux que ce sacre pour remercier tous ceux qui nous ont suivis, les partenaires publics comme privés, les bénévoles, le public. C'est véritablement une victoire d'équipe. »



