Les Louves de Villenave-d’Ornon décrochent leur billet pour la finale du Trophée Coupe de France à Bercy
Après une qualification arrachée dans le Loiret tard dans la soirée, les Louves de Villenave-d’Ornon ont officialisé leur place pour la finale du Trophée Coupe de France, qui se déroulera à Bercy le 24 avril prochain. Leur entraîneur, Mathieu Peymirat, a immédiatement exprimé sa fierté face au parcours remarquable de ses joueuses, soulignant que cette réussite récompense le travail acharné de tout le groupe et du club.
Un parcours incroyable vers la consécration
Les Louves, actuellement troisièmes de la poule A de N1 féminine, affronteront en finale l'équipe de Lamboisières-Martin, située près d'Angers et classée septième de la poule B. Interrogé sur ce cheminement vers Bercy, Mathieu Peymirat n'a pas caché son enthousiasme : « C’est un chemin incroyable. On ne peut pas cacher qu’on arrivait favori ce week-end mais on a plutôt bien assumé notre statut. On avait ce rêve d’amener le club, nos bénévoles, nos dirigeants et nos familles jusqu’à Bercy. Ce groupe uni qui a énormément travaillé et toujours fait preuve d’humilité a mérité de réaliser ce rêve. »
Il ajoute que cette qualification est une immense fierté et un signe de réussite du club et du projet mené à Villenave-d’Ornon sur le basket féminin, mettant en avant la cohésion et l'engagement de l'ensemble des acteurs.
Un état d'esprit collectif et déterminé
L'entraîneur a également détaillé l'état d'esprit qui a prévalu durant cette compétition : « On était concentré sur nous car sur des matchs à élimination directe, tout peut arriver. Il y a eu des moments difficiles dans la saison mais elles ne se sont pas désunies et cette force collective s’est ressentie. Les filles s’adorent et avaient vraiment envie de s’offrir tout ça. »
Il décrit son équipe comme un groupe qui a besoin de mouvement et de rapidité pour s’exprimer, avec un basket généreux et un engagement constant des deux côtés du terrain. « Elles font preuve d’un don de soi qui m’impressionne », confie-t-il.
Le défi des joueuses semi-professionnelles
Mathieu Peymirat souligne un aspect souvent méconnu du basket féminin à ce niveau : « Les gens ne se rendent pas forcément compte que si les filles sont semi-pros, elles sont aussi semi-amateures. Elles bossent à côté et adaptent leur vie au basket pour lequel elles s’entraînent huit fois par semaine. Moi je suis payé pour les accompagner à Bercy, pas elles ! Elles, elles sont indemnisées ou un tout petit peu payées pour un engagement total. »
Cette réalité rend, selon lui, l'aventure encore plus valorisante pour cette équipe, qui allie passion et sacrifices au quotidien.
Préparation pour un rendez-vous historique
Déjà tourné vers la finale, l'entraîneur avoue avoir commencé à réfléchir à la préparation de ce match historique, malgré les quatre rencontres de championnat restantes pour conserver la troisième place. « J’ai déjà dit aux filles que ça sera que de la pression positive, que des finales à Bercy, on n’en vivra pas 50 et qu’il faudra utiliser ce bon stress pour faire la meilleure prestation possible », explique-t-il.
Avec cette approche, les Louves de Villenave-d’Ornon abordent cette finale avec ambition et sérénité, prêtes à écrire une nouvelle page de leur histoire sur le parquet de Bercy.



