Joël Henry, ancien milieu de l'OGC Nice, s'éteint à 63 ans
La triste nouvelle a été annoncée ce lundi 30 mars : Joël Henry, ancien milieu de terrain de l'OGC Nice, est décédé à l'âge de 63 ans des suites d'un cancer du pancréas. Le joueur avait porté les couleurs niçoises lors de la saison 1986-87, laissant un souvenir impérissable auprès des supporters du Ray.
Une saison mémorable sous le maillot rouge et noir
Arrivé en provenance du Stade Brestois à l'été 1986, Joël Henry avait disputé une saison complète sous les ordres de l'entraîneur Jean Sérafin. Avec 36 matchs joués et 5 buts marqués, il avait rapidement conquis le public par sa finesse technique et son pied gauche exceptionnel. Son aisance balle au pied et sa capacité à éliminer plusieurs adversaires dans un espace réduit faisaient de lui un joueur particulièrement spectaculaire.
Les hommages d'un ancien coéquipier
Jean-Philippe Mattio, légende des Aiglons et coéquipier de l'époque, se souvient avec émotion : « C'était un super joueur avec une patte gauche et une aisance incroyables. Il était capable d'éliminer deux ou trois joueurs sur deux mètres carré. On ne le voyait jamais forcer. C'était aussi un super mec, une pâte. La gentillesse à l'état pur. »
Mattio ajoute : « Très paternaliste avec nous, les jeunes. Il n'est resté qu'une saison mais on a tissé des liens forts. Jojo habitait, comme moi, aux Hauts de Vaugrenier, et on se voyait donc aussi en dehors du Parc des Sports. C'est une très triste nouvelle. »
Un parcours footballistique riche
Formé à Lille, Joël Henry avait également porté les couleurs de plusieurs clubs français :
- SC Bastia
- Stade Brestois
- Sporting Toulon
- FC Nantes
International espoirs français, beaucoup estimaient qu'il possédait le talent nécessaire pour intégrer l'équipe de France A. « Bien sûr qu'il aurait pu jouer en Équipe de France, affirme Mattio. Mais, comme beaucoup de joueurs très talentueux, il avait une certaine nonchalance qui ne l'a peut-être pas aidé à y parvenir. »
Un héritage footballistique durable
Bien que son passage à Nice n'ait duré qu'une seule saison, Joël Henry a laissé une empreinte indélébile dans la mémoire des supporters niçois. Son élégance technique, sa vision du jeu et sa personnalité attachante restent gravées dans les annales du club. Sa disparition prématurée à l'âge de 63 ans plonge le monde du football français dans le deuil, rappelant au passage la fragilité de la vie face à la maladie.
Le cancer du pancréas, contre lequel il a lutté, reste l'une des formes les plus agressives de cette maladie, ce qui rend sa disparition d'autant plus douloureuse pour ses proches, ses anciens coéquipiers et tous ceux qui l'ont côtoyé sur et en dehors des terrains.



