La Préfecture du Maine-et-Loire interdit les supporters bordelais à Saumur après de nouveaux incidents
Dans un contexte de tensions ravivées entre les groupes ultras, la Préfecture du Maine-et-Loire a pris une décision attendue ce mardi. Elle a publié un arrêté interdisant formellement aux supporters du Football Club des Girondins de Bordeaux de circuler ou stationner dans le centre-ville et autour du stade de Saumur. Cette mesure s'applique également à l'accès au stade lui-même, où le club bordelais disputera samedi, à 18 heures, la 18e journée de National 2.
Un retour en arrière après une période d'accalmie
Cette décision marque un retour en arrière significatif. En effet, le pacte de non-agression signé le 14 décembre 2024 avait mis fin à une série de douze interdictions de déplacement consécutives, étalées sur deux saisons, ainsi qu'à sept matchs à huis clos, dont cinq en Coupe de France. Depuis cet accord, les groupes Ultramarines et North Gate avaient repris les déplacements à l'extérieur, bénéficiant d'un protocole spécifique incluant des points de rassemblement et d'entrée distincts, ainsi que des parcages séparés.
Malgré quelques incidents mineurs, comme l'utilisation de fumigènes ayant valu des sanctions fédérales au club, la situation était globalement apaisée, avec souvent des retours positifs des clubs recevant après les départs des supporters.
Les raisons de l'interdiction
Dans son arrêté, la Préfecture du Maine-et-Loire justifie sa décision en citant notamment les « événements violents » survenus au retour du match à Granville le 24 janvier. Elle décrit des « échanges d'insultes et de coups entre les supporters des deux groupes sur une aire d'autoroute », suivis d'une « course-poursuite sur l'autoroute entre les véhicules des deux groupes de supporters ». Ces incidents ont conduit les autorités à agir pour prévenir tout risque lors du déplacement à Saumur.
Conséquences pour la suite de la saison
Cette interdiction pourrait avoir des répercussions importantes pour les Girondins de Bordeaux, alors qu'ils sont engagés dans une course à la montée en National 2. Le club devra peut-être se passer de ses supporters pour des matchs clés à venir, notamment lors du derby à Angoulême le 6 mars et chez leur rival La Roche-sur-Yon le 21 mars. Cette situation soulève des questions sur la capacité des groupes ultras à maintenir une ambiance positive sans incidents, malgré les efforts de dialogue et de protocoles mis en place précédemment.
Les autorités locales et les organisateurs du match surveilleront de près l'application de cet arrêté, dans l'espoir d'éviter tout débordement et d'assurer la sécurité de tous les participants et spectateurs. Cette mesure rappelle l'importance d'une gestion rigoureuse des déplacements de supporters dans le monde du football amateur et professionnel.



