Hoani Bosmorin : l'ailier rochelais entre 7 et 15, objectif JO 2028
Hoani Bosmorin : entre rugby à 7 et 15, rêve olympique

On saura ces jours prochains si Hoani Bosmorin figure sur la liste des 13 joueurs retenus pour les dernières étapes du circuit mondial de rugby à 7, à Valladolid (29-31 mai) et Bordeaux (5-7 juin). À 21 ans, l'ailier du Stade Rochelais était parmi les 17 réunis en stage préparatoire à Capbreton la semaine dernière. Même si son nom ne devait pas être sur la liste, il est bel et bien sur celle des candidats aux JO 2028 ou 2032, que le staff prépare en parallèle.

Son prénom polynésien, choisi par ses parents un temps expatriés à Tahiti, colle avec l'esprit positif de cette période de la saison et de cette interview dans les Landes. Hoani Bosmorin a également une expérience cinématographique : il est au générique d'un court-métrage tourné en 2017, « La Petite fille du marais ».

Un premier pas devant la caméra

Interrogé sur cette expérience, Bosmorin explique : « Je n'ai jamais fait de théâtre, mais j'ai toujours aimé faire le spectacle, en classe, en famille, être sur le devant de la scène, sans pourtant me mettre en avant. Mon père m'a inscrit à un casting, j'étais très à l'aise, et je correspondais au prototype : blond aux yeux bleus. J'ai été pris, j'ai adoré. Le cinéma me plaît, mais le rugby est devenu mon métier, je m'y consacre à 100 %. »

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Une progression constante avec France 7

Concernant ses convocations avec l'équipe de France à 7, il avoue : « Je ne m'y attendais pas. J'ai été appelé avec les A pour la première fois il y a trois ans, sur des courtes périodes de stage, je faisais une semaine ou deux à l'année. J'ai eu aussi, à 18 ans, la chance de participer au titre de championnat d'Europe U18 et après, ça s'est accéléré. J'ai participé à mon premier tournoi avec les A à Perth en février, je commence à rentrer un peu dans le groupe, même si je n'y suis pas réellement, mais j'y consacre beaucoup d'énergie et de volonté parce que le plaisir que je prends aujourd'hui à 7 est surdimensionné. »

Il ajoute : « Les stages sont courts, on a peu de temps pour travailler les tournois, surtout avec le 15 à côté. J'essaie vraiment de profiter un maximum de l'ambiance, les gars sont géniaux. Quand je suis ici, je suis vraiment l'homme le plus heureux du monde. À La Rochelle, c'est pareil, en plus je suis né là-bas, mais c'est quotidien, plus habituel, et c'est toujours un honneur de porter ce maillot bleu (il a aussi été international à 15 en U20). Ces semaines à 7 me font engranger beaucoup d'expérience, c'est un tremplin pour le 15 derrière. Le rugby à 15 a beaucoup évolué sur l'aérien, sur la vitesse, que l'on trouve à 7. »

Une saison contrastée à 15

Interrogé sur l'impact du 7 dans sa saison, Bosmorin confie : « Franchement, la saison a été très difficile à 15 pour moi. L'an dernier, j'ai eu la chance de faire 17 ou 18 matchs d'affilée. Je n'ai pas su rebondir en début de saison, ce qui m'a coûté de ne pas prendre le premier wagon, d'être dans le second voire le troisième. Je n'ai rien lâché mentalement, mais je n'ai pas eu l'opportunité cette année de me mettre en valeur et je ne le dois qu'à moi. »

Objectif JO 2028

Revenant sur le rugby à 7, il déclare : « J'espère être de cette dernière tournée et me laisser le droit de rêver pour les Jeux olympiques 2028. Deux ans, c'est encore très long mais ça reste demain. Il y a des joueurs extraordinaires et pour le moment, je pense ne pas être invité. Mais il faut se laisser le droit de rêver et se donner à fond. » Bosmorin fait partie d'Objectif 2028, une liste de 17 joueurs de Top 14 et ProD2 sous contrat avec la fédération, qui peuvent être appelés jusqu'à 12 semaines par an avant France 7.

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