Gregg Popovich, l'ombre qui guide encore les Spurs vers le succès
Gregg Popovich guide encore les Spurs vers le succès

À quel point Gregg Popovich a-t-il été déterminant pour relancer les Spurs lors des matchs 2 et 5, juste après de rudes défaites contre Minnesota (3-2 pour San Antonio dans la série), alors que le game 6 se dispute dans la nuit de vendredi à samedi (3h30) ? Après le revers à domicile (102-104), en ouverture de cette passionnante demi-finale à l’Ouest, le légendaire ancien coach de la franchise texane, victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) en novembre 2024, avait en tout cas pris part à la séance vidéo de l’équipe. Puis on l’a même vu mardi sur le tarmac de l’aéroport de San Antonio, à la descente de l’avion des Spurs, pour s’entretenir avec Victor Wembanyama au sujet de sa première expulsion en carrière, la veille, pour un étonnant coup de coude sur Naz Reid.

Et « Coach Pop » (77 ans) n’a visiblement rien perdu de son sens de la formule, à en croire « Wemby » la semaine passée : « Comme l’a dit "Pop" : "Quand on gagne, on n’est jamais aussi bon qu’on le croit, et quand on perd, on n’est jamais aussi mauvais" ». Juste avant le lancement des play-offs, les premiers des Spurs depuis 2019, le quintuple champion NBA avait déjà effectué un retour remarqué sur un entraînement de l’équipe, qu’il avait dirigée durant près de trois décennies.

L’influence de Popovich dans le renouveau des Spurs

« On ressent encore la puissance de sa dynastie », estime Carolina Teague, journaliste pour le site Spurfect. « Il n’y a qu’à voir l’exemple de Keldon Johnson, qui a remporté le prix du meilleur 6e homme NBA cette saison. C’était la décision de "Coach Pop" de le faire passer de titulaire à remplaçant de luxe. Ça montre son intelligence psychologique car c’est lui qui avait su gérer l’ego de Keldon à ce moment-là, et on se rend compte cette saison à quel point c’était une grande décision. »

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Le mois dernier, Keldon Johnson indiquait échanger chaque jour avec Popovich au téléphone. « Ses progrès sont très encourageants. C’est clairement le même homme, toujours aussi vif, c’est le "Pop" qu’il a toujours été », apprécie le précieux joker.

Un mentor pour les générations futures

L’ancien ailier professionnel Daniel Nwalelele, qui a côtoyé Popovich lors d’un camp d’entraînement en 2007, témoigne : « "Coach Pop" est un homme exceptionnel, très attentionné, intelligent, drôle, discipliné, et un véritable leader, animé d’une immense soif de victoires. A ses côtés, on apprend avant tout ce que sont la culture et la mentalité d’un champion. "Coach Pop" a construit toute cette culture Spurs et c'est encore aujourd’hui la clé de leur succès. »

Popovich a des disciples en pagaille en NBA, de Mike Budenholzer à Ime Udoka en passant par Mike Brown. Mitch Johnson, son successeur, perpétue cette tradition. « Mitch était en plein développement à la sauce Spurs, se souvient John Holland. On sentait un bon coach en devenir. »

Victor Wembanyama, lui, bénéficie de conseils quotidiens : « Je lui parle tous les jours, avant et après les matchs, que ce soit un petit texto ou un appel. Il insiste sur le fait que je dois prendre mon temps, ne pas me précipiter quand je joue. »

Mario Moreno, leader du groupe de supporters Jackals, note que même De’Aaron Fox, arrivé après le départ de Popovich, s’imprègne de sa culture : « Fox partage le ballon avec des rookies, il a le sourire, il forme les jeunes. C’est l’exemple parfait de la culture que Popovich a toujours souhaité instaurer. »

Popovich, désormais président des opérations basket, a sa bannière au Frost Bank Center avec ses 1 390 victoires en carrière, record NBA. À défaut d’une fiesta, sa franchise lui rend hommage chaque soir.

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