Finale LFB : Basket Landes dos au mur face à Bourges, un électrochoc attendu
Finale LFB : Basket Landes dos au mur face à Bourges

Les Landaises se retrouvent au pied du mur au moment de recevoir Bourges, ce vendredi (20 h 45), pour la manche 2 de la finale : une victoire, et elles disputeront un ultime match dimanche ; une défaite, et les Tango seront sacrées championnes. Hâte. Hâte. Hâte. S’il y a un mot qui revenait invariablement dans les bouches landaises cette semaine aux abords de l’espace Mitterrand, c’était bien celui-là.

Une défaite qui appelle une réaction

La défaite à Bourges a contrarié Basket Landes, c’est certain. Interpellé autour de l’équipe, c’est certain aussi. Cette équipe a si souvent perdu, et est si peu passée à côté de son sujet cette saison, que ce revers 67-49 appelle une réaction. De toute façon, les Landaises n’ont pas le choix : si elles veulent garder un espoir de conserver leur titre de championnes de France, il leur faudra gagner. Peu importe le score, peu importe la manière aussi d’ailleurs. Une défaite signifiera un 16e titre pour les Tango. Et de cela, Becky Massey et ses coéquipières ne veulent pas. En tout cas pas déjà, pas en deux matchs.

« Cela me fait déjà tellement bizarre de me dire que c’est la dernière semaine de la saison », soufflait l’intérieure belge, ongles bleu électrique de sortie. Et toujours cette absence de pression dans la voix de celle qui n’avait encore jamais disputé de finale avec un club. Mais qui en a gagné en sélection : elle est championne d’Europe. Tout juste est-elle chiffonnée par l’heure tardive du match, « Je n’aime pas bien ça, j’essaie de m’occuper pour ne pas trop y penser. Moi j’aime arriver tôt à la salle, me strapper, j’ai ma routine. Il faut accepter d’être dans la forme dans laquelle on est, et faire avec. »

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Un électrochoc nécessaire

Samedi, Becky l’avoue : à l’instar de ses coéquipières, à Bourges, la forme, justement, n’était pas optimale. « Quand j’ai regardé, puis re-regardé le match, je nous ai trouvées très lentes par moments. Je ne m’en étais pas rendu compte sur l’instant. La vérité était dans la vidéo, ça a été un électrochoc. On sait qu’il faut qu’on mette mieux en place notre jeu collectif. » Et plus vite. « On a tout de suite été dans la réaction et on a couru derrière ça tout le temps », constate Marie-Julie Levant. La coach assistante en charge de l’attaque le sait : « Mentalement, émotionnellement, ça n’a pas été facile. On n’a mis ni l’intensité ni l’engagement nécessaires. Est-ce qu’on a lâché à un moment donné étant donné que le score importait peu ? Ce n’est pas une question que je me pose. On est surtout tombé face à une équipe de Bourges qui n’a rien lâché. »

Alors la technicienne aussi a hâte. Hâte de voir la réaction, et donc l’action, d’un groupe certes rincé par une fin de saison dantesque, mais au complet, avec une Camille Droguet qui a montré « qu’elle était là niveau énergie et combat, même si ce n’était pas facile après deux mois d’arrêt. Elle va encore monter d’un cran, c’est sûr. » Et ce ne sera pas de trop pour mettre en échec, faire douter au maximum, une équipe de Bourges qui n’a pas toujours montré un mental à toute épreuve cette saison. L’évocation, samedi, de l’accueil à prévoir dans un espace Mitterrand que l’on pressent en fusion, prêt à porter ses protégées, avait d’ailleurs le don d’agacer dans les rangs des Tango. Elles se souviennent sûrement de leur dernière venue, et de leur élimination en demi-finale de la Coupe de France (77-65).

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Souvenirs de l’an dernier

À Basket Landes, on se souvient aussi et surtout qu’il y a un an, la situation était la même en finale face à Tarbes. Menées 1-0 après leur match à l’extérieur, où elles étaient passées un peu à côté, les Landaises, piquées au vif, s’étaient dépouillées pour empocher la deuxième manche. La troisième n’avait alors été qu’une formalité entre une équipe dès lors irrésistible et une autre littéralement assommée, assourdie par la furia sur le parquet, et tout autour. Certes, « le contexte était différent », tient à préciser Marie-Julie Levant. Les états de forme aussi : les Landaises étaient alors assurément plus fraîches qu’elles ne le sont en cette mi-mai. Et Bourges a montré au Prado qu’elle avait en effet toutes les raisons, collectives et individuelles, d’annoncer vouloir reprendre son entreprise de remplissage de l’armoire à trophées berruyère.

Marie-Julie Levant insiste : « On a une force mentale collective qui nous a fait défaut à Bourges, car elles nous ont pris à la gorge. Les filles savent qu’elles peuvent faire beaucoup mieux, qu’elles n’ont pas fait leur meilleur match de la saison mais que c’est le moment et qu’on sera chez nous. On a acquis beaucoup d’expérience cette année par rapport à la gestion des moments compliqués. On a réussi à réaliser de petits exploits ici. Alors oui, j’ai hâte, hâte de voir ce qu’on est capable encore de faire. Hâte de voir l’ambiance. » Hâte d’être aux alentours de 23 heures, ce vendredi, pour savoir si c’était donc vraiment la der à Mitterrand, ou si cette saison 2025-2026 d’ores et déjà dingue sera prolongée jusqu’à son maximum, jusqu’à un dimanche soir d’anthologie.