La finale de la Ligue des champions féminine entre le FC Barcelone et l'OL Lyonnes se déroulera ce dimanche à l'Ullevaal Stadion d'Oslo, mais le choix de cette enceinte de 28 000 places suscite des réactions contrastées parmi les joueuses.
Bonmati dénonce un stade trop petit et éloigné
La milieu de terrain du Barça, Aitana Bonmati, triple Ballon d'or (2023, 2024, 2025), a vivement critiqué la désignation de ce stade. Dans un entretien à la radio catalane RAC1, elle a estimé qu'il s'agit d'un « pas en arrière » par rapport aux grandes enceintes habituelles. « On parle de remplir de grands stades, donc jouer dans une enceinte beaucoup plus petite que d'habitude est décevant », a-t-elle déclaré. Elle a également souligné les difficultés pour les supporters : « On laisse beaucoup de gens dehors et le déplacement n'est pas facile non plus. Ma famille et mes amis doivent faire je ne sais combien de correspondances, traverser la moitié de l'Europe pour arriver là-bas. »
Hegerberg défend l'impact positif pour la Norvège
En réaction, l'attaquante norvégienne d'OL Lyonnes, Ada Hegerberg, a exprimé son désaccord avec sa future adversaire. Lors d'une conférence de presse vendredi, elle a salué les retombées de cet événement pour le football féminin en Norvège. « C'est une opportunité unique dans la vie pour le football norvégien. Ce match va battre le record d'affluence dans le pays. Avoir un grand événement comme celui-ci ici peut avoir un impact énorme pour inspirer les nouvelles générations », a-t-elle affirmé. Hegerberg, qui avait remporté le premier Ballon d'or féminin en 2018, voit dans cette finale une chance de promouvoir la discipline dans son pays natal.
Mjelde renforce l'argument
L'ancienne capitaine de la sélection norvégienne, Maren Mjelde, a également pris position en faveur du stade d'Oslo. Selon elle, « un Ullevaal plein à craquer, c'est quand même mieux qu'un stade à moitié vide ailleurs. » Elle a rappelé que la finale 2025, remportée par Arsenal face au Barça (1-0) à l'Estadio José Alvalade de Lisbonne, n'avait attiré que 38 356 spectateurs, bien loin de la capacité totale de 52 095 places. Cette comparaison souligne l'importance de remplir les gradins pour créer une ambiance propice au développement du football féminin.
Le débat autour du choix du stade reflète les enjeux de visibilité et d'accessibilité pour le football féminin, entre la volonté de jouer dans de grandes enceintes et celle de favoriser l'essor local du sport.



