Une suspension provisoire dans l'attente des conclusions de l'enquête
Le club de volley-ball des Vosges a pris la décision de suspendre provisoirement son entraîneur Emmanuel Dumortier. Cette mesure intervient dans l'attente des conclusions de l'enquête menée par la Fédération française de volley-ball (FFVB). La cellule indépendante de lutte contre les maltraitances de la FFVB instruit actuellement les accusations portées par des joueuses de Saint-Dié, actuellement dixième de première division.
Des accusations graves dénoncées par les joueuses
Les athlètes ont dénoncé des insultes sexistes et à caractère sexuel qui auraient été tenues par leur entraîneur Emmanuel Dumortier, présent au club depuis 2015. Dans un communiqué de presse publié jeudi, elles ont explicitement accusé le coach d'avoir proféré à plusieurs reprises ce type d'insultes, aussi bien cette saison que précédemment.
Les joueuses ont déclaré : « Il est ainsi encore quelques entraîneurs qui continuent d'utiliser des méthodes vexatoires, sexistes et dangereuses. Le coach de Saint-Dié fait partie de cette caste que nous combattons ».
Une enquête fédérale en cours
Éric Tanguy, président de la FFVB, a confirmé que la cellule indépendante « devrait se réunir la semaine prochaine ». Il a réaffirmé la position de la fédération qui prône une « tolérance zéro envers toute forme de violences ». Selon les conclusions de cette enquête, la FFVB pourrait suspendre la licence d'Emmanuel Dumortier à titre conservatoire, en attendant une éventuelle enquête administrative plus approfondie.
Signalement sur la plateforme gouvernementale
Les joueuses ont parallèlement signalé la semaine dernière les faits allégués sur Signal-sports, la plateforme dédiée du ministère des Sports. Cet organisme gouvernemental dispose également du pouvoir de suspendre, à titre conservatoire, la carte professionnelle de l'entraîneur concerné.
Le club et la ligue réagissent
De son côté, le club a justifié sa décision de suspension provisoire par la nécessité que les investigations se déroulent « dans un cadre serein ». La Ligue nationale de volley (LNV), qui gère les compétitions professionnelles, a quant à elle exprimé son « plein soutien » aux personnes en souffrance.
La LNV a également lancé un appel à la responsabilité collective : « Nous en appelons à la responsabilité de chacune et de chacun afin de garantir la sérénité des investigations dans le respect des procédures et des personnes ».
Cette affaire survient dans un contexte sportif où la lutte contre les violences et les discriminations fait l'objet d'une attention accrue de la part des instances dirigeantes et des autorités publiques.



