L'attaquant de l'OGC Nice, Elye Wahi, s'est confié sans filtre dans l'émission Gym Tonic de Nice-Matin. Revenant sur sa performance lors du derby face à l'Olympique de Marseille, il a justifié son geste technique audacieux et égratigné la gestion humaine de son ancien club.
La panenka du « tac au tac »
Buteur sur un penalty transformé d'une panenka pleine d'aplomb face à l'OM, Elye Wahi a savouré sa revanche face aux provocations des joueurs argentins de Marseille. « Quand on te chambre et que tu as l'opportunité de le rendre en retour, il faut le faire. C'est ce que j'ai fait », a-t-il expliqué. « Rulli me connaissait, il savait où j'avais l'habitude de tirer à l'entraînement. Si j'ai eu peur de la manquer ? Non pas du tout, j'ai senti directement qu'elle était parfaite. »
Quatre mois de solitude à l'OM
Interrogé sur son échec sous les couleurs olympiennes, où il n'est resté que 4 mois, l'attaquant a pointé du doigt un manque de continuité et de bienveillance. « Ça se passe forcément moins bien avec moins de temps de jeu. En 4 mois, c'est compliqué dans ces conditions de pouvoir marquer les esprits et continuer l'aventure à Marseille. » S'il reconnaît avoir vécu une période difficile, il assure en être ressorti plus fort : « J'ai passé 4 mois compliqués là-bas mais tu apprends, tu grandis, tu mûris et ça devient une force pour la suite. »
Un besoin de considération trouvé chez les Aiglons
Au-delà du terrain, c'est l'aspect psychologique qui semble avoir fait la différence dans son intégration à Nice. Wahi regrette un manque de pédagogie lors de son passage à l'OM : « Je me suis bien sûr remis en question, je suis quelqu'un qui aime la critique tant qu'elle est positive, constructive dans le but de te faire grandir. Malheureusement là-bas, ça n'a pas été le cas. » Aujourd'hui épanoui sous les ordres de Claude Puel, le joueur de 23 ans souligne l'importance du management affectif dans ses performances : « La différence entre les deux, c'est surtout qu'on me donne ma chance, qu'on me laisse m'exprimer. Je ne suis pas un bébé mais j'ai besoin d'humain en face de moi, j'ai besoin qu'on me dise les choses telles qu'elles sont. C'est avec de la considération que le joueur peut avancer. C'est ce que j'ai trouvé avec Claude Puel. »



