El Rafi relance sa carrière avec un triomphe à Arles et vise l'Espagne pour 2026
El Rafi triomphe à Arles et vise l'Espagne pour 2026

Un renouveau spectaculaire pour le matador français El Rafi

Après une temporada 2025 particulièrement éprouvante, le jeune matador français El Rafi a opéré un retour en force remarqué lors de la feria de Pâques à Arles. Dans le cadre majestueux de l'amphithéâtre romain, le Nîmois a livré une performance exceptionnelle qui marque un tournant dans sa carrière et lance idéalement sa saison 2026.

Un triomphe arlésien après des mois difficiles

La saison précédente s'était révélée complexe pour El Rafi avec seulement trois corridas initialement programmées, dont une annulée pour raisons climatiques à Nîmes en septembre. « Des moments difficiles qui nourrissent l'âme et qui font grandir », confie le torero, précisant qu'il ne s'en « est jamais plaint ». Ces épreuves semblent avoir forgé un combattant plus déterminé que jamais.

Lors de ce lundi de Pâques pas comme les autres, El Rafi a d'abord décroché une oreille face au premier taureau de l'élevage Murteira Grave. Puis, lors de son second passage, il a véritablement monté en puissance, titillant la quintessence de son adversaire avec une maestria rare. L'émotion a parcouru les travées romaines lors de ce duel parfaitement maîtrisé.

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La consécration d'un travail acharné

Un ultime assaut magistral lui a valu deux oreilles supplémentaires, complétant ainsi un triomphe complet. La foule des aficionados a alors laissé passer le matador vers la grande porte des Arènes, dans un moment suspendu de pure grâce taurine.

Pourtant, El Rafi reste mesuré face à ce succès retentissant : « Parce que j'ai coupé trois oreilles à Arles ne va pas changer mon destin. Le lendemain, j'étais à l'entraînement », explique-t-il avec humilité. Il refuse de « se mettre plus de pression », conscient que « tout va très vite en tauromachie, tant dans le bon que dans le mauvais ».

Une préparation rigoureuse et des ambitions claires

L'hiver du torero tricolore a été marqué par un entraînement sans relâche. « J'ai visualisé tout cela tout au long de l'hiver. C'est aussi un moyen d'évacuer », révèle-t-il. Il a particulièrement travaillé le tercio de banderilles, un exercice où il excellait déjà dans son costume de novillero.

« Il faut s'entraîner souvent. Ça devient une bonne routine. J'ai mis l'accent, au cours des derniers mois, sur cette phase-là », précise le matador de 26 ans, dont le corps et l'esprit semblent parfaitement alignés pour les défis à venir.

Des objectifs ambitieux pour 2026

Cette temporada s'annonce singulière avec des ambitions ibériques affirmées. Sa sélection pour la Copa Chenel représente une opportunité majeure qu'il souhaite ardemment convertir. « J'ai à cœur de montrer ma manière de toréer et les émotions qu'il peut s'en dégager », glisse-t-il avec détermination.

La compétition débutera ce samedi 18 avril dans les arènes d'Algete, aux côtés de Javier Cortes et Alvaro Burdiel. Une bonne performance pourrait lui ouvrir les portes d'organisateurs espagnols et lui permettre d'intégrer des cartels prestigieux.

Un calendrier chargé en perspective

El Rafi sera notamment au cartel des ferias d'Alès le 16 mai, de Nîmes le 24 mai pour une corrida 100% tricolore, et de Châteaurenard le 4 août. D'autres dates pourraient s'ajouter dans les semaines à venir, témoignant de la dynamique positive enclenchée.

Le matador nîmois, 69e matador français de toros, garde cependant les pieds sur terre : « C'est pour les titres de journaux ça. C'est un Rafi qui a continué à travailler dur et qui a tout fait pour continuer à rêver », relativise-t-il quelques jours après sa performance arlésienne.

La passion comme moteur

« Quand je ne suis pas dans une arène, je me sens comme muselé. Je ne me sens pas vivre comme torero », confesse El Rafi, dont la vocation semble plus forte que jamais. Il souhaite poursuivre son chemin « pour ressentir des choses », avec ce rêve constant de triompher dans les plus grandes arènes françaises et espagnoles.

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Travailleur acharné entre ses terres gardoises et sa base ibérique, il se donne les moyens « de ne rien regretter ». « Quand on débute, on a des rêves. C'est ça aussi qui fait que l'on arrive en confiance. Sans ça, on ne peut plus avancer », philosophe ce jeune homme qui incarne la relève de la tauromachie française.