Djibril Coulibaly, l'éclaircie niçoise en finale de Coupe de France
Claude Puel avait promis que son équipe jouerait le coup à fond malgré les barrages à venir, et il a tenu parole en alignant la meilleure formation possible. La surprise est venue de la titularisation de Djibril Coulibaly dans l'entrejeu, aux dépens du vice-capitaine Morgan Sanson, laissé sur le banc, ou de Tanguy Ndombele, resté à Nice. Après Everton Pereira, Kaïl Boudache ou Brad Mantsounga, l'entraîneur niçois a une nouvelle fois misé sur la jeunesse.
À 17 ans et 185 jours, Djibril Coulibaly est devenu le plus jeune joueur à disputer une finale de Coupe de France au 21e siècle. Mais ce n'est pas tout : il est également devenu le plus jeune buteur à ce stade de la compétition depuis plus de 100 ans. Rien n'a semblé inhiber le natif de la région parisienne, arrivé sur la Côte d'Azur en 2023. La justesse de ses premiers ballons a rapidement démontré sa sérénité. Juste avant la mi-temps, il a été plus prompt que les Lensois pour plonger au premier poteau, couper la trajectoire du corner de Clauss et tromper Risser d'une belle tête décroisée, faisant exploser le virage niçois et ramenant un peu d'espoir dans la maison rouge et noire.
Durant ses 66 minutes sur le terrain, le longiligne milieu de terrain (1,90 m) a été dans le ton, juste dans ses choix, jamais timide dans ses projections. « Tu as 17 ans, tu n'as pas joué de la saison, tu joues en finale et c'est toi le buteur. Ça dit tout du joueur. C'est un gros travailleur, très à l'écoute, très respectueux, un garçon avec beaucoup de personnalité », confiait admiratif l'un de ses anciens formateurs pendant le match.
Un talent précoce et prometteur
Personne ne découvre le talent de Djibril Coulibaly. Il avait été le seul à passer professionnel l'été dernier, à 16 ans. « C'est une pierre angulaire de notre projet », expliquait alors le directeur de la formation Julien Sablé. Les promesses avaient été rapidement confirmées sur le terrain : Coulibaly avait profité des nombreuses absences pour célébrer avec aplomb sa première titularisation en pro sur la pelouse du Benfica Lisbonne au troisième tour préliminaire de la Ligue des champions. Mais une vilaine blessure musculaire était ensuite venue freiner son ascension, le privant également du Mondial U17 avec l'équipe de France.
Depuis, on l'avait davantage aperçu avec le groupe Elite (deux titularisations en Coupe Gambardella) qu'avec les pros (45 minutes à Ludogorets en Ligue Europa, 5 à Angers et 6 à Lille en L1). Djib' a retrouvé la lumière au plus grand des moments. Dans ce contexte, il fallait être sacrément fort pour répondre présent. Coulibaly aura été une vraie éclaircie dans le ciel triste de Saint-Denis.



