Dilemme des Franco-Espagnols de l'Hérault avant la demi-finale France-Espagne
Dilemme des Franco-Espagnols de l'Hérault avant France-Espagne

À la veille de la demi-finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et l'Espagne, ce mardi 14 juillet, les supporters franco-espagnols de l'Hérault vivent un véritable dilemme affectif. Pour ces binationaux, le choix entre les deux sélections est cornélien.

Un double attachement

Charles, 84 ans, habitant de Saint-André-de-Sangonis, arrivé en France en 1942 pour fuir la dictature franquiste, résume bien ce sentiment : « J'ai un double cerveau et un double cœur. » Cet ancien professeur de bâtiment et génie civil ne parvient pas à choisir entre les deux équipes. « J'apprécie autant l'équipe de France que l'Espagne. Et puis, il y a beaucoup de Catalans dans cette équipe, avec d'énormes qualités », confie-t-il.

Lucas, 26 ans, Montpelliérain, refuse également de prendre parti. « C'est dans mon éducation. On m'a appris à vivre ce match comme ça. Soit on porte les maillots des deux équipes, soit aucun », explique-t-il. Fils d'un père originaire de Navarre, il prévoit de suivre la rencontre au Café de la Mer, place du Marché aux Fleurs, avec l'association Hispanothèque. Malgré sa neutralité affichée, il voit les Bleus s'imposer : « Je vois bien un 3-1. Je pense que les Bleus vont faire très mal en contre-attaque. »

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Des pronostics divergents

Esteban, étudiant en kinésithérapie né d'une mère espagnole, imagine un scénario différent : « Un match ouvert, avec une victoire 3-2 de l'Espagne. » Ayant effectué une partie de ses études en Espagne, il a toujours été attiré par la culture ibérique, surtout sportive. « J'ai été séduit par le jeu de l'Espagne entre 2008 et 2012, avec une domination collective du début à la fin », se souvient-il, en référence à la période où la Roja a conquis deux Championnats d'Europe et une Coupe du monde. Aujourd'hui, les deux sélections se sont rapprochées. « C'est peut-être la première fois que ça m'embêterait un peu moins que la France l'emporte », confie le Montpelliérain.

Selon lui, la culture du football diffère de l'autre côté des Pyrénées : « Les clubs y sont beaucoup plus importants qu'en France. » Certains supporters du Real Madrid encouragent ainsi les Bleus en raison de la présence des Madrilènes Kylian Mbappé et Aurélien Tchouaméni, tandis qu'aucun joueur du Real ne figure dans la sélection espagnole.

Un espoir commun

Malgré leurs hésitations, tous ces binationaux partagent un même souhait : assister à une belle rencontre et voir le meilleur l'emporter. La demi-finale s'annonce comme un grand moment de football, quel que soit le vainqueur.

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