L'OM en pleine crise après la défaite au Parc des Princes : des joueurs désemparés, un entraîneur sans solutions
Crise à l'OM après la défaite au Parc des Princes : joueurs et entraîneur désemparés

L'OM en pleine tourmente après une défaite humiliante au Parc des Princes

Dimanche soir au Parc des Princes, l'Olympique de Marseille a montré une combativité tardive, qui n'a malheureusement pas suffi à éviter une défaite face au Paris Saint-Germain. Les joueurs marseillais ont semblé désemparés tout au long de la rencontre, laissant poindre une crise interne profonde au sein du club.

Les joueurs marseillais expriment leur frustration et leur incompréhension

Leonardo Balerdi, le défenseur argentin, n'a pas caché sa colère après le match. « On ne peut pas accepter cela », a-t-il déclaré, visiblement affecté par la performance collective. « On est passé à côté de la première mi-temps et ça s'est vu contre une équipe comme le PSG. Tu le paies. » Ses propos reflètent l'amertume d'un groupe qui semble avoir perdu ses repères.

De son côté, Himad Abdelli, récemment arrivé d'Angers, a tenté de jouer la carte du travail et de la détermination, mais ses mots sont restés vides de conviction. « Il faut se remettre au boulot au plus vite, la fin de saison arrive. On a des objectifs, on va tout faire pour les atteindre. Je ne sais pas comment on peut autant passer à côté. Je n'ai pas les mots. » Cette incapacité à expliquer les contre-performances semble être un mal récurrent au sein de l'effectif marseillais.

Roberto De Zerbi, un entraîneur en pleine confusion tactique et managériale

L'entraîneur italien, Roberto De Zerbi, a présenté un visage particulièrement désemparé en conférence de presse. « Honnêtement, si j'avais la solution pour cette irrégularité, je la trouverais à n'importe quel prix », a-t-il avoué, reconnaissant son impuissance face à l'inconstance de son équipe. « C'est la première fois de ma carrière que j'ai une équipe en montagnes russes comme cela. »

De Zerbi a même été jusqu'à demander pardon aux supporters, suite à la défaite humiliante en Ligue des champions contre Bruges et au match nul contre le Paris FC. « Je n'ai pas d'explication, c'est le plus grand problème en ce moment », a-t-il répété, sans pouvoir proposer de pistes concrètes pour redresser la barre.

Des problèmes tactiques évidents et récurrents

L'analyse du match révèle des faiblesses structurelles dans le dispositif marseillais. La défense à cinq mise en place par De Zerbi semble dysfonctionnelle, créant plus de confusion que de solidité. Les pistons, censés apporter de l'équilibre, sont souvent pris en défaut lors des transitions défensives, laissant des espaces considérables dans les couloirs.

L'exemple de l'ouverture du score parisienne est éloquent : Benjamin Pavard, perdu dans une zone inutile, a laissé Nuno Mendes s'engouffrer dans l'espace, créant un déséquilibre insurmontable pour Leonardo Balerdi. De son côté, Chancel Mbemba semblait absent au début de l'action, accentuant la désorganisation défensive.

Une identité de jeu floue et un management trop émotionnel

Au-delà des problèmes tactiques, l'OM semble dépourvu d'une identité de jeu claire. Quelle philosophie Roberto De Zerbi cherche-t-il à instiller ? Les joueurs apparaissent souvent désynchronisés, avec des individualités comme Mason Greenwood peinant à s'intégrer dans l'effort collectif sans le ballon.

Le management de De Zerbi, basé sur l'affect et la grinta, montre ses limites. Si ses encouragements virils ont pu motiver les troupes face à Rennes en Coupe de France, cette approche n'a rien apporté contre le PSG. Transformer l'émotion en seul levier motivationnel semble insuffisant face à des défis tactiques et techniques de haut niveau.

Une équipe en quête de rédemption et de stabilité

La fin de saison s'annonce cruciale pour l'OM. Les objectifs fixés en début d'exercice sont encore atteignables, mais ils nécessitent une remise en question profonde. Les joueurs doivent retrouver une cohésion et une détermination qui font actuellement défaut.

Roberto De Zerbi, de son côté, devra faire preuve de plus de rationalité dans ses choix tactiques et managériaux. « Penser football, tactique, tout ça », comme le suggère l'analyse, pourrait être un premier pas vers la stabilisation d'une équipe actuellement en pleine tourmente.