Coupe Gambardella : le coach du MHSC regrette une finale mal gérée
Coupe Gambardella : le coach du MHSC amer après la défaite

Ému, l'entraîneur montpelliérain Michel Rodriguez a regretté la fin d'un match mal gérée, par manque de physique ou de maturité, tout en exprimant sa fierté à l'issue de la finale perdue 3-2 face au Paris SG, vendredi 22 mai.

Un scénario cruel

Après un tel scénario, une finale au cours de laquelle vous avez rivalisé avec Paris, ce qui se fait de mieux, il y a forcément beaucoup d'émotion… Oui, après, je n'ai pas envie de me contenter de me dire qu'on est resté en vie longtemps dans ce match-là puisqu'on nous promettait l'enfer. Au fond de moi, je savais que c'était possible. On a été mené, on a mené. Je regrette un peu quand même les deux buts encaissés. Je les regrette parce que je trouve qu'on est timide sur ces deux buts-là.

Après, j'ai quand même l'impression qu'on est allé au bout du bout quand même. Les garçons auraient mérité de lever le trophée. Là, du coup, ils vont apprendre. Ça aurait été mieux d'apprendre en levant le trophée. Il y a quand même plein d'enseignements à tirer aussi… L'aventure donne plein d'enseignements.

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Un discours de motivation

Le discours un petit peu, c'était celui-là : j'ai l'impression que nous avons 10 centimes pour faire 100 euros. Et là, il faut aller chercher les 10 centimes très fort. Parce que c'est ce qui va faire qu'ils vont réussir leur carrière ou pas. Ces 10 centimes-là, ça paraît peu comme ça, mais c'est ce qui te fait passer le palier. Donc, le potentiel est là. Je leur souhaite vraiment, vraiment, vraiment de vivre des émotions bien plus positives que celles d'aujourd'hui. Même si, quand la déception passera, j'espère qu'on gardera un sentiment de fierté de ce parcours-là. Et du match aussi qu'on a livré, malgré tout.

On a manqué de maturité aussi, je pense. Inconsciemment aussi, on avait fait beaucoup d'efforts. Et les conditions étaient difficiles. L'adversaire, la finale, le contexte, la chaleur, il y avait beaucoup d'éléments quand même. Je trouve qu'on a manqué un peu de maturité parce qu'on s'est un peu précipité. On savait qu'on pouvait se faire prendre sur une transition ou sur un long ballon. Parce que le football, à un moment donné, la supériorité numérique, elle n'est pas sur tout le terrain. La preuve, c'est qu'on a mal géré ce dernier 1 contre 1. Je n'en veux à personne. On a tous donné le maximum. Ça n'a pas suffi. C'est dommage.

Les mots dans le vestiaire

Qu'avez-vous dit à vos joueurs dans le vestiaire ? Que c'était le dernier match d'une saison et que l'histoire, on ne la connaissait pas. Voilà, c'est tout. L'histoire, on ne la connaît pas. Je ne la connais pas, moi. Je ne la connais pas pour eux. Le football m'a appris à bien profiter des moments présents et bien savourer. Parce que même si on souhaite influencer et influer sur son futur, parfois, on ne maîtrise pas tout.

Un sentiment mitigé

Que ressentez-vous à ce moment précis ? Le problème, c'est que quand on est ambitieux, on ne veut pas se contenter des choses. Ce qu'on a fait, ce n'est pas loin d'être exceptionnel. Il faut tout remettre dans son contexte. Ce qu'on a fait, ce n'est pas loin d'être exceptionnel, je le répète. C'est-à-dire arriver au bout du bout, dans les arrêts de jeu, perdre contre le PSG 3-2 sur un penalty. Il ne faut pas enlever le parcours, enlever ce mérite-là au club et aux garçons. Parce que, regardez les parcours des saisons précédentes, c'est difficile d'arriver jusqu'ici. Et on aurait pu le gagner, ce match-là. Donc, la vérité, c'est qu'on aurait pu lever le trophée. On ne l'a pas fait. On recommencera et on reviendra, j'espère.

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