À quelques heures de la demi-finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et l'Espagne, les joueurs de l'équipe de France ont adopté un surnom inattendu : « les méchants ». Cette autoproclamation, relayée sur les réseaux sociaux, vise à répondre aux critiques sur le jeu jugé trop défensif des Bleus et à créer un sentiment de cohésion face à l'adversité.
Une communication assumée
Le terme a été utilisé pour la première fois par le capitaine Kylian Mbappé lors d'un entretien à la veille du match. « On sait que beaucoup nous voient comme les méchants de l'histoire, alors on assume ce rôle », a-t-il déclaré. Depuis, le hashtag #LesMéchants est devenu viral, repris par plusieurs coéquipiers et par le compte officiel de l'équipe de France. Selon une source proche du vestiaire, cette initiative vise à « transformer une image négative en moteur de performance ».
Un contexte de critiques
Depuis le début du tournoi, la France est critiquée pour son style de jeu jugé trop pragmatique, notamment après des victoires étriquées contre l'Uruguay (1-0) et le Nigeria (2-1). Les médias étrangers, en particulier espagnols, ont qualifié l'équipe de « froide » et « sans âme ». En conférence de presse, le sélectionneur Didier Deschamps a répondu : « On ne cherche pas à plaire, on cherche à gagner. Si ça fait de nous les méchants, tant mieux. »
Impact sur le groupe
Ce nouveau surnom semble avoir resserré les liens au sein du groupe. Plusieurs joueurs, comme Antoine Griezmann et Raphaël Varane, ont publié des stories Instagram avec le hashtag. Selon un psychologue du sport consulté par L'Équipe, « se définir comme les méchants permet de réduire la pression extérieure et de transformer le regard des autres en un défi collectif ». Reste à voir si cette stratégie portera ses fruits sur le terrain face à une Espagne redoutable, emmenée par Pedri et Lamine Yamal.



