Éric Ciotti élu maire de Nice : un obstacle majeur pour les Jeux Olympiques d'hiver 2030
Ciotti élu à Nice, un défi pour les JO-2030

Éric Ciotti élu maire de Nice : un nouvel écueil pour les Jeux Olympiques d'hiver 2030

L'élection d'Éric Ciotti à la mairie de Nice représente un défi significatif pour l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2030. Opposé aux choix d'infrastructures pour les sports de glace, le nouveau maire risque de compliquer la tâche d'un comité d'organisation déjà fragilisé par des crises de gouvernance.

Un projet contesté pour la Baie des Anges

La Baie des Anges, l'un des quatre pôles majeurs des Jeux, doit générer 60% des revenus en billetterie. Elle est prévue pour accueillir les épreuves de hockey sur glace, patinage artistique, short-track, curling et la cérémonie de clôture. Le projet Alpes 2030 envisage de couvrir temporairement le stade Allianz Riviera à Nice pour y installer deux patinoires de hockey, avec un village olympique et un complexe sportif à proximité.

Éric Ciotti, candidat UDR-RN, avait déclaré en décembre dernier : « Si je suis élu maire, ça ne se fera pas comme ça », menaçant même de consulter les Niçois par référendum. Il critique l'utilisation du stade Allianz Riviera, qui obligerait l'OGC Nice à jouer ailleurs pendant plusieurs mois, pour un coût estimé à 80 millions d'euros.

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Des alternatives proposées par le nouveau maire

Bien que favorable aux Jeux en principe, Ciotti rejette le plan actuel. Il propose d'organiser le hockey à un emplacement non précisé et suggère le Palais des expositions pour le patinage artistique, au lieu de construire une nouvelle patinoire. Pour le village des athlètes, il évoque la reconversion d'une caserne de police, située à près de quinze kilomètres du site planifié.

Réactions et incertitudes politiques

Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et co-hôte des Jeux, a qualifié cette élection de « problème réel ». Il a déclaré à l'AFP : « Ça mérite quelques explications de texte pour voir si c'est viable à Nice, sinon il faudra réévaluer ». Muselier, qui préside également la Solideo, a assuré avoir « un plan B » sans fournir de détails, tout en critiquant les propositions de Ciotti comme étant « du niveau d'un championnat du monde juniors ».

Les tensions politiques sont exacerbées par l'inimitié entre Ciotti et son prédécesseur, Christian Estrosi. Muselier a souligné : « On parle d'un projet de dimension mondiale, pas d'une revanche des uns sur les autres ».

Impact sur le calendrier et la gouvernance

La carte définitive des sites doit être dévoilée fin juin, mais la situation à Nice sera discutée lors des prochaines réunions du Comité d'organisation (Cojop), notamment le 20 avril. Le Cojop, affaibli par des départs comme celui du directeur général Cyril Linette, bénéficie du soutien temporaire de l'ex-préfet Michel Cadot pour assurer la stabilité.

Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux au CIO, a minimisé l'impact des élections, affirmant qu'il n'y avait « pas de plans B et C ». Cependant, des sources proches du dossier appellent à laisser les nouvelles équipes municipales s'installer, tandis que d'autres estiment que les résultats électoraux relèvent du débat politique.

À ce jour, l'équipe d'Éric Ciotti, le ministère des Sports, le Cojop et la Solideo n'ont pas commenté publiquement, laissant planer des incertitudes sur l'avenir des infrastructures niçoises pour les JO-2030.

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