Aleksander Ceferin, le président de l'UEFA, a annoncé qu'il ne serait pas candidat à la présidence de la FIFA, mettant fin aux spéculations sur un duel avec Gianni Infantino. Cette décision, révélée par Libération, laisse le Suisse en position de force pour briguer un nouveau mandat à la tête de l'instance mondiale du football.
Une décision attendue mais qui clarifie l'avenir
Interrogé par nos confrères, le dirigeant slovène a confirmé qu'il ne défiera pas Infantino lors du prochain congrès électif. « Je ne serai pas candidat », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par le quotidien. Cette annonce met un terme à des mois de rumeurs qui agitaient le monde du football européen.
Le président de l'UEFA, en poste depuis 2016, avait vu son nom circuler comme potentiel challenger face à l'actuel président de la FIFA. Mais il a finalement choisi de ne pas se lancer dans cette bataille, préférant se concentrer sur ses fonctions au sein de l'instance européenne.
Infantino, seul candidat en vue
Gianni Infantino, âgé de 54 ans, est donc le grand favori pour conserver son poste. Élu en 2016, il a été réélu en 2019 et en 2023, et pourrait ainsi enchaîner un troisième mandat complet. La prochaine élection est prévue en 2027, lors du congrès de la FIFA.
« C'est une bonne nouvelle pour la stabilité du football mondial », a commenté un observateur proche des instances dirigeantes, cité par Libération. Toutefois, cette absence de concurrence pourrait alimenter les critiques sur le manque de pluralisme au sein de la gouvernance du football.
Des tensions passées entre les deux hommes
Les relations entre Ceferin et Infantino ont connu des hauts et des bas, notamment sur des questions de gouvernance et de calendrier international. En 2021, le projet avorté de Super League avait créé des frictions, l'UEFA s'y opposant fermement, tandis que la FIFA avait adopté une position plus nuancée.
Plus récemment, des divergences sont apparues sur l'organisation de la Coupe du monde 2030, qui se tiendra sur trois continents. Ces sujets ont renforcé l'idée d'une rivalité potentielle, mais Ceferin a visiblement choisi de ne pas transformer cette opposition en candidature.
Quelles conséquences pour le football européen ?
Cette décision laisse le champ libre à Infantino pour poursuivre ses réformes, notamment l'élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes et le développement du football dans les régions émergentes. Pour l'UEFA, cela signifie que les discussions sur les compétitions européennes et le fair-play financier resteront au cœur de l'agenda de Ceferin.
Les prochains mois seront décisifs pour observer comment cette dynamique influencera les relations entre les instances mondiales et européennes. En attendant, les regards se tournent vers le congrès de 2027, où Infantino devrait être officiellement reconduit pour un nouveau mandat.



