La polémique de la CAN 2025 ressurgit après les décisions controversées de la CAF
Les voix critiques concernant le climat général de la Coupe d'Afrique des Nations 2025, avec cette impression persistante que tout était orchestré pour une victoire marocaine à domicile, avaient mis du temps à s'apaiser. Elles reviennent avec force ce mercredi matin, et il devient de plus en plus difficile de les ignorer.
Des sanctions allégées qui interrogent
Au-delà de la victoire finale attribuée sur tapis vert au pays hôte deux mois après la compétition, la Confédération Africaine de Football (CAF) a également annoncé d'autres décisions réduisant ou annulant des sanctions qui avaient été initialement prononcées suite aux incidents ayant marqué la rencontre décisive.
Le Jury d'Appel de la CAF a décidé, en application de l'article 84 du Règlement de la Coupe d'Afrique des Nations, de déclarer l'équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale de la TotalEnergies CAF Coupe d'Afrique des Nations. Cette décision administrative s'accompagne de mesures controversées concernant les sanctions disciplinaires.
L'affaire de la serviette et ses conséquences atténuées
Cela concerne notamment la triste « polémique de la serviette », avec ces images qui avaient choqué le monde footballistique : Yehvann Diouf, le deuxième gardien sénégalais, obligé de monter la garde près du but de son équipier Edouard Mendy pour empêcher les ramasseurs de balle - ou les joueurs marocains eux-mêmes - de lui voler la serviette avec laquelle il s'essuyait les gants.
Ismael Saibari, qui après avoir été remplacé s'était transformé en garde du corps pour protéger Diouf, avait initialement été sanctionné de deux matchs de suspension et 100.000 dollars d'amende. Sa peine a été réduite à un seul match de suspension, et son amende a été purement et simplement annulée sans explication détaillée.
Des réductions de sanctions pour la Fédération marocaine
Concernant le comportement problématique des ramasseurs de balle, c'est la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) qui avait écopé d'une amende initiale. Cette sanction financière a été réduite à 50.000 dollars, là encore sans justification transparente de la part des instances dirigeantes.
Même scénario pour la sanction concernant l'utilisation de lasers qui avaient perturbé le déroulement de la finale : la FRMF ne devra finalement payer que 10.000 dollars au lieu du montant initialement prévu. Seule la sanction de 100.000 dollars pour « interférences autour de la zone de révision VAR » a été maintenue dans son intégralité.
Un sentiment d'injustice persistant
Ces décisions successives de réduction ou d'annulation de sanctions ravivent le sentiment d'injustice exprimé par de nombreux observateurs et supporters durant toute la compétition. La perception d'un traitement favorable accordé au pays organisateur, déjà présente pendant le tournoi, se trouve renforcée par ces révisions disciplinaires qui semblent manquer de transparence.
Le dossier de la CAN 2025 continue donc de susciter des interrogations sur l'équité des décisions prises par les instances du football africain, avec des conséquences qui dépassent le simple cadre sportif pour toucher à la crédibilité même de l'organisation continentale.



