La Bosnie motivée avant le barrage face à une Italie jugée fragile
Bosnie motivée avant barrage face à Italie fragile

La Bosnie-Herzégovine prête à défier l'Italie en barrage mondial

À la veille d'un match capital pour la qualification à la Coupe du monde 2026, l'équipe de Bosnie-Herzégovine affiche une détermination sans faille. Les joueurs bosniens n'ont pas attendu de visionner la vidéo controversée des célébrations italiennes après leur victoire face au pays de Galles pour trouver la motivation nécessaire. Cette séquence, où les défenseurs Dimarco et Vicario ont fêté leur qualification comme une excellente nouvelle pour l'Italie, a certainement circulé au sein du groupe bosnien avant l'affrontement décisif de mardi soir.

Zenica, un stade transformé en véritable traquenard

La rencontre se déroulera au stade Bilino Polje de Zenica, une enceinte modeste mais réputée pour son atmosphère électrique et son statut de piège redoutable pour les équipes visiteuses. Les conditions météorologiques locales, partagées sur les réseaux sociaux par les supporteurs bosniens, ajoutent une dimension supplémentaire à ce contexte déjà tendu.

Lors de la conférence de presse précédant le match, l'attaquant vedette Edin Dzeko a lancé un avertissement clair aux Azzurri : « Ils vont beaucoup souffrir ». Le capitaine bosnien, âgé de 40 ans et auteur de 73 buts en 147 sélections, a poursuivi : « À nous de montrer notre qualité, nous jouons à domicile, avec le soutien de nos supporters, on peut vraiment les embêter ». Dzeko, qui vient de marquer contre le pays de Galles lors du match nul 1-1 (4-2 aux tirs au but), connaît parfaitement le football italien pour y avoir évolué à l'AS Rome, l'Inter Milan et la Fiorentina.

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Une analyse sans concession du football italien

Le légendaire attaquant, qui décrit l'Italie comme « son deuxième pays », a livré une analyse pertinente de l'équipe adverse : « L'Italie n'a plus de Totti ni de Del Piero. Elle a de la qualité, mais une qualité différente de l'Italie d'autrefois ». Concernant la polémique de la vidéo, Dzeko a minimisé l'incident tout en soulignant ce qu'il révèle : « Les Italiens avaient peur d'affronter les Gallois. Et si l'Italie, qui est une nation incroyable du football avec ses quatre titres mondiaux, a peur de jouer contre le pays de Galles, quelque chose ne fonctionne pas ».

Cette perception de fragilité italienne est partagée par le sélectionneur bosnien Sergej Barbarez, qui a insisté sur le fait que ses joueurs « ne devaient pas avoir peur de l'Italie », absente des deux dernières Coupes du monde. Le technicien a même dévoilé sa stratégie avec un humour caractéristique : « Si on prend l'avantage, on garera le bus devant notre but. Et si on est mené, on rétablira la situation en égalisant ».

Un enjeu historique pour le football bosnien

La Bosnie-Herzégovine joue là une opportunité historique de se qualifier pour une deuxième Coupe du monde seulement, après sa participation au Brésil en 2014. Face à une Italie qui veut à tout prix éviter un troisième Mondial consécutif devant sa télévision, les Bosniens semblent avoir trouvé le juste équilibre entre respect de l'adversaire et confiance en leurs capacités.

Le match promet d'être intense dès le premier ballon aérien, avec une équipe bosnienne déterminée à exploiter le moindre signe de faiblesse chez les quadruples champions du monde. L'atmosphère du stade Bilino Polje, combinée à la motivation des joueurs locaux, pourrait bien créer les conditions d'une surprise retentissante dans ces barrages de la zone Europe.

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