Bodo/Glimt crée la sensation en éliminant l'Inter Milan de la Ligue des champions
Bodo/Glimt élimine l'Inter Milan en Ligue des champions

Bodo/Glimt écrit une nouvelle page de son histoire européenne

La magie opère une nouvelle fois pour le club norvégien Bodo/Glimt. Mardi soir, l'équipe a créé la sensation en éliminant l'Inter Milan de la Ligue des champions. Après une victoire 3-1 au match aller sur sa pelouse, le club s'est imposé à San Siro sur le score de 2-1, validant ainsi sa qualification historique pour les huitièmes de finale.

Un parcours européen exceptionnel

Cette qualification s'inscrit dans une série impressionnante de performances européennes. Bodo/Glimt participe à une compétition européenne pour la sixième saison consécutive. En 2021-2022, le club avait infligé un cinglant 6-1 à la Roma de José Mourinho, éliminé le Celtic et atteint les quarts de finale de la Ligue Conférence. La saison suivante, il avait battu deux fois Besiktas et poussé l'Ajax en prolongation.

En 2024-2025, les Norvégiens avaient atteint les demi-finales de la Ligue Europa, éliminant notamment l'Olympiakos et la Lazio sur leur parcours. Cette saison en Ligue des champions, ils ont ajouté des victoires prestigieuses contre Manchester City (3-1) et l'Atlético de Madrid (2-1), après avoir arraché un match nul à Dortmund (2-2).

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un parcours improbable

Le parcours de Bodo/Glimt est d'autant plus remarquable que le club était promis à l'élimination en décembre, avec seulement deux points en cinq matchs. La qualification a été arrachée au grand dam de l'Olympique de Marseille, qui se voyait déjà qualifié. Maintenant que l'obstacle milanais est franchi, le petit poucet norvégien, qui ne dispose que d'un modeste stade de 7.000 places, attend son tirage au sort vendredi midi.

Des origines modestes

Placer Bodo sur la carte du football européen relève de l'exploit. Il y a huit ans seulement, le club évoluait encore en deuxième division norvégienne. Le directeur général Frode Thomassen rappelle que « le club n'est autorisé à disputer le championnat norvégien que depuis les années 1970 ». À cette époque, les habitants du Nord de la Norvège faisaient face à des discriminations, certains panneaux indiquant même « interdit aux chiens et au Nord ».

Un modèle de stabilité

Bodo/Glimt ne s'appuie pas sur de riches investisseurs ou des stars internationales, mais sur un modèle de formation local. Mardi soir, sur la feuille de match, on comptait 19 joueurs norvégiens. « On veut montrer à la planète foot que ce n'est pas une question d'argent », explique Thomassen. Le club privilégie les partenariats avec des marques durables plutôt que les contrats les plus lucratifs.

La stabilité est également un pilier du succès avec l'entraîneur Kjetil Knutsen en poste depuis 2018, une rareté dans le football moderne. Pep Guardiola lui-même a salué cette cohérence après sa défaite face aux Norvégiens le mois dernier.

Une inspiration régionale

Le capitaine Patrick Berg se félicite de l'impact du club : « Avec un peu de chance, notre club va continuer d'inspirer toute la région, et pas seulement le monde du football. Chacun sait désormais que tout est possible si vous travaillez dur ». Située au-delà du cercle polaire arctique, la ville de Bodo ne voit pas le soleil pendant plusieurs semaines en hiver, mais désormais, même dans cette période, la lumière continue de briller grâce aux exploits de son équipe de football.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale