Le Hyères-Toulon Var basket dispute un match capital pour la qualification en phase finale ce vendredi 24 avril face à Châlons-Reims. Pour ce rendez-vous décisif, le club varois comptera sur Bensley Joseph, sa révélation de la saison. Le poste 2-1 américano-haïtien de 24 ans, au sourire contagieux et aux qualités athlétiques au-dessus de la moyenne, espère être au rendez-vous.
Une première saison prometteuse
Bensley Joseph fait partie de ces joueurs qui dégagent un potentiel évident. Pourtant, il n'est encore qu'un rookie. Décrit comme un « garçon attachant », le joueur tourne à 12,1 points, 3,2 rebonds, 3,5 passes pour 10,8 d'évaluation en Élite 2. Son entraîneur, Stéphane Dumas, souligne : « Il peut donner plus, oui. Il a des irrégularités dans son jeu, mais il nous a fait des gros matches. Il a une grosse marge de progression, notamment dans la lecture du jeu et des temps faibles. » Écarté contre Roanne, l'Américano-Haïtien a bien réagi depuis, avec 20 points à Orléans et un match à 12 points et 9 passes face à Quimper.
Les confidences de Bensley Joseph
Interrogé sur son adaptation au championnat, Joseph explique : « L'adaptation à un nouveau style de jeu, le tempo, les règles aussi... J'évolue dans un très bon championnat, il a fallu que j'apprenne comment m'intégrer et avoir un impact sur les victoires. Je retiens les routines, le fait de rester pro chaque jour. Je suis en train de bâtir les fondations sur lesquelles m'appuyer plus tard dans ma carrière. »
Polyvalent, il se définit comme un « combo guard » : « Peu importe en fait, je joue au poste où le coach a besoin de moi pour aider l'équipe. Je jouerais pivot s'il le fallait ! »
Objectifs et souvenirs
Interrogé sur ses ambitions, Joseph reste concentré sur le présent : « Je n'aime pas trop regarder plus loin que là où mes pieds se trouvent actuellement. Mais bien sûr que le but, c'est toujours de viser le niveau du dessus. Ça m'a traversé l'esprit, mais j'essaie de le garder au fond de ma tête pour pouvoir rester concentré à 100 % sur mon équipe et sur nos objectifs de play-offs. »
Son meilleur souvenir ? La prolongation contre Chalon, avec 12 points inscrits pour qualifier le HTV en demi-finale de coupe de France. « Oh ! Oui, je dirais ça. Mais plein d'autres matches sont mémorables. En fait, chaque occasion que j'ai eue de jouer avec cette équipe reste dans ma tête. Gagner ou perdre, j'ai toujours appris. »
Un joueur altruiste
Pourquoi a-t-on parfois l'impression qu'il peut avoir encore plus d'impact ? « Je comprends et je pense que je peux faire encore mieux. Après, je suis un joueur altruiste, donc j'essaie de faire ce qui est bien pas seulement pour moi mais pour mes coéquipiers. Beaucoup de joueurs pensent qu'ils peuvent davantage impacter le jeu, mais mon but ultime est de gagner. »
Son shoot atypique
Son tir en cloche est particulier : « Plusieurs coaches m'ont aidé avec ce jump shot. Avec ma taille, j'ai compris qu'il fallait que je donne cette courbe au ballon pour éviter de me faire contrer par des défenseurs plus grands. »
Un sourire contagieux
Joseph affiche toujours un large sourire : « J'essaie de rester aussi positif que possible. C'est mon point fort. Et puis je m'amuse toujours quand je joue au basket, ça reste un jeu. Les gamins qui assistent à nos matches ne veulent pas voir leurs joueurs faire la tête, si ? »
Ses racines et sa famille
Originaire d'Arlington, dans la banlieue de Boston, il a grandi dans une « petite ville du Massachusetts ». « Mon enfance était simple. C'est là que j'ai développé mon amour du jeu. J'y ai commencé le basket, devant la maison, dans des parcs puis des équipes loisir. »
Sa mère, Rachel, joue un rôle central : « J'ai son nom tatoué ici (il montre l'intérieur de son bras droit). C'est ma number one, mon inspiration, ma motivation. Je joue pour elle. Je n'ai pas de frères et sœurs. Elle a toujours pris soin de moi, m'accompagnait à mes entraînements... »
Possédant aussi la nationalité haïtienne, il évoque ses liens avec Haïti : « Haïti, c'est une énorme partie de moi ! Ce sont les racines de ma famille. J'y suis allé quelques fois plus jeune, j'ai appris le créole. J'essaie de représenter ce pays du mieux possible. Malheureusement, la situation là-bas est terrible. C'est hors de notre contrôle, donc j'essaie de rester en contact avec mes proches là-bas et prier pour que les choses s'améliorent. »



