Bayonne sauvé mathématiquement après une saison ratée
Bayonne sauvé mais saison ratée

Un maintien sans gloire pour Bayonne

Mathématiquement maintenu avec 21 points d'avance sur la zone rouge, l'Aviron Bayonnais a pourtant vécu une saison décevante. Le lourd revers à Toulon (52-26) samedi dernier illustre les difficultés du club basque, demi-finaliste sortant, qui ambitionnait de jouer les phases finales. Désormais, il reste quatre journées pour terminer dignement cet exercice raté.

Avec seulement dix points engrangés lors de la phase retour, Bayonne n'a fait mieux que Montauban, lanterne rouge. Sans les difficultés de Montauban et de Perpignan, le maintien aurait été compromis. Le manager Gerard Fraser relativise : "Quand on regarde notre saison, on va facilement trouver des points d'amélioration. Ça peut être un avantage l'an prochain."

Un calendrier pour se racheter

Les Basques recevront Bordeaux-Bègles (9 mai) et Perpignan (6 juin), avec des déplacements à Lyon (16 mai) et au Stade Français (30 mai). L'objectif est de se réconcilier avec le public de Jean-Dauger, qui a assisté à trois défaites lors des quatre dernières réceptions, dont une humiliante défaite contre Pau (22-54). Un succès à Gerland permettrait d'éviter une douzième place finale.

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Des joueurs déterminés

Malgré la déception, les joueurs affichent leur détermination. Ewan Johnson déclare : "On a encore tout à jouer, on a un peu de fierté quand même. Il faut qu'on montre un meilleur visage." Manu Tuilagi, fort de 60 sélections avec l'Angleterre, rappelle : "La saison n'est pas finie, on a quatre matchs sur lesquels on doit être concentrés."

Un match autodestructeur

À Mayol, Bayonne n'a pas été ridicule, mais s'est sabordé en début de match avec deux essais encaissés sans toucher le ballon, puis un troisième juste avant la mi-temps. Les vingt dernières minutes ont viré à la débâcle, avec des défenses absentes et douze pénalités concédées. Le trois-quarts centre Alexander Moon analyse : "La saison dernière, quand c'était du 50-50, on gagnait. Cette saison, on perd le momentum et ça fait boule de neige."

Le manager Fraser et le directeur du rugby Laurent Travers doivent trouver les mots pour éviter une fin de saison en roue libre, alors que le groupe est décimé par les blessures. Le retour d'Emerick Setiano et Andy Bordelai en première ligne, ainsi que celui de Maxime Machenaud pour le match à Lyon, apportent un peu de réconfort.

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