Le Bayern Munich a un nouvel ennemi. Et il ne s'appelle ni Ousmane Dembélé, buteur à l'Allianz Arena mercredi, ni Willian Pacho, élu homme du match, ni Matvey Safonov, auteur de plusieurs arrêts déterminants. Non. Cet homme, c'est João Pinheiro, l'arbitre de la demi-finale retour de Ligue des champions (1-1), qui a débouché sur la qualification parisienne au détriment des Bavarois.
L'arbitre a essuyé deux broncas monumentales des supporters allemands à deux minutes d'intervalles autour de la demi-heure de jeu de la première période, en raison de deux décisions litigieuses à l'avantage du PSG : une main de Nuno Mendes qui aurait pu lui valoir un second carton jaune synonyme d'expulsion, et une autre de João Neves dans sa propre surface à la suite d'un dégagement de Vitinha. Mais le courroux bavarois était-il réellement justifié ?
Cas numéro un : la main de Nuno Mendes
Konrad Laimer récupère un deuxième ballon après un duel aérien au milieu de terrain et s'amène le ballon avec le torse. Sa touche de balle suivante envoie le ballon sur le bras de Nuno Mendes, lequel semble agrandir assez nettement la surface de son corps et de manière non naturelle. La faute aurait pu déboucher sur un second carton jaune pour le Portugais, mais M. Pinheiro avait sifflé une faute de main sur la prise de balle de Laimer, au départ de l'action. Comme la VAR n'intervient pas sur les cartons jaunes, celle-ci n'a pas pu être réexaminée.
Pas de bol pour le Bayern, il semblerait effectivement que la main ait été injustement sifflée contre l'international autrichien, qui joue l'action de manière parfaitement légale, comme le démontrent ces images.
Verdict : Erreur d'arbitrage. La main de Laimer était inexistante mais elle a permis à João Pinheiro de s'épargner le casse-tête de devoir décider si la main du Parisien méritait un deuxième carton jaune ou non.
Cas numéro 2 : la main de João Neves dans sa surface
Une grosse minute plus tard, tandis que le Bayern Munich met la pression sur le PSG, Vitinha tente un long dégagement depuis sa surface de réparation. Mais en essayant d'éviter le ballon qui se dirigeait vers lui à Mach 2, João Neves le touche du bras dans sa surface de réparation. Nouvelle bronca de l'Allianz Arena. L'arbitre ne cède pas à la pression populaire et laisse jouer.
À première vue, la loi 12 de l'IFAB sur les fautes et incorrections ne fait pas mention d'un tel cas de figure. Mais l'organe qui régit les lois du jeu a développé un site de vulgarisation avec des cas concrets (footballrules) comme le cas où une main surviendrait après un ballon joué par un coéquipier.
« Une faute de main n'est pas commise lorsqu'un joueur est touché à la main/au bras par le ballon joué par un coéquipier (sauf si le ballon entre directement dans le but adverse ou si le joueur marque immédiatement après, auquel cas un coup franc direct est accordé à l'autre équipe). »
Verdict : C'est une bonne décision arbitrale. João Pinheiro a eu raison de ne pas siffler de penalty contre le Paris Saint-Germain.



