Le rêve catalan s'évanouit dans les dernières minutes
L'exploit historique n'a finalement pas eu lieu, mais il s'en est fallu de très peu. Corrigé 4-0 à l'aller, le FC Barcelone est passé à un souffle de réaliser une nouvelle « remontada » mémorable ce mardi au Camp Nou. Malgré une victoire convaincante (3-0), le succès catalan n'aura pas suffi à renverser la vapeur, et c'est bien l'Atlético de Madrid qui décroche son précieux ticket pour la finale tant convoitée de la Coupe du Roi.
La quête du triplé s'arrête net
La quête barcelonaise d'un 33e trophée, et surtout d'un second triplé consécutif incluant la Liga, la Supercoupe d'Espagne et la Coupe du Roi, s'arrête donc brutalement ici. Les joueurs catalans quittent la pelouse du Camp Nou avec le sentiment amer que l'exploit était véritablement à leur portée ce mardi soir. Le coup de sifflet final a résonné comme un véritable coup de canon pour toute l'équipe, qui a terminé la rencontre complètement épuisée après avoir tout donné pour tenter d'arracher leur billet pour Séville, où se déroulera la finale le 18 avril prochain.
Il faut souligner que l'Atlético, bien que qualifié, a sérieusement tremblé et a même frôlé la catastrophe tout au long de cette rencontre éprouvante. Les hommes de Hansi Flick, qui avait pourtant appelé ses joueurs à rendre « l'impossible possible », ont mis tous les ingrédients nécessaires pour y parvenir. « Je sors de ce match extrêmement fier de notre équipe. Nous avons tout donné du début à la fin, sans jamais relâcher nos efforts. Nous voulions absolument être en finale, et vu le match que nous avons produit, nous méritions clairement d'y être. Si nous continuons à jouer avec cette intensité et cette détermination, nous allons réaliser une fin de saison tout simplement extraordinaire », a réagi avec émotion le capitaine Raphinha après cette rencontre intense.
Bernal, symbole de l'espoir déçu
Emmenés par leur métronome Pedri, de retour comme titulaire après une absence, les tenants du titre ont imposé une pression étouffante dès les premières minutes aux Colchoneros. Ces derniers se sont retranchés solidement autour de leur surface pour défendre coûte que coûte leur avantage acquis à l'aller, une stratégie qu'ils sont parvenus à maintenir jusqu'à la demi-heure de jeu environ.
Le milieu offensif espagnol Fermin Lopez a immédiatement donné le ton dès la première minute en déclenchant une frappe tendue qui est venue s'écraser violemment sur la barre transversale du deuxième gardien de l'Atlético, Juan Musso. Ce dernier, particulièrement attentif sur sa ligne, a ensuite repoussé avec succès les tentatives successives du jeune Marc Bernal à la 15e minute, du prodige Lamine Yamal à la 24e, et de Ferran Torres à la 29e minute.
Une résistance madrilène solide
Acculés dans leur propre camp, les Rojiblancos ont fait le dos rond avec une discipline remarquable, tout en tentant habilement de prendre à défaut la défense haute des Catalans, comme ils l'avaient réussi lors du match aller. Cependant, ni Antoine Griezmann à la 27e et 41e minute, ni le Nigérian Ademola Lookman à la 36e et en toute fin de première période, ne sont parvenus à punir cette fois-ci la tactique risquée mise en place par Hansi Flick.
Les Blaugranas, privés de leur défenseur Jules Koundé sorti sur blessure au mollet dès la 13e minute, ont finalement lancé leur folle remontée sur un débordement fulgurant de Lamine Yamal. Le jeune prodige a trouvé seul face au but son ami de La Masia, Marc Bernal, âgé de 18 ans comme lui, qui a ouvert le score à la demi-heure de jeu (1-0).
L'espoir renaît avant la désillusion
Les Catalans ont ensuite exaucé le vœu de leur entraîneur en rentrant aux vestiaires après avoir parcouru la moitié du chemin nécessaire, grâce à un pénalty provoqué par Pedri et transformé avec maestria par le capitaine Raphinha juste avant la pause (2-0). Le jeune Bernal, auteur d'un doublé à la reprise sur un centre précis du latéral portugais Joao Cancelo à la 73e minute (3-0), fut incontestablement le héros de cette « remontada » malheureusement inaboutie.
Il a terminé la rencontre complètement épuisé, à l'image de Pedri et Raphinha, qui ont tout tenté jusqu'au dernier souffle pour arracher la prolongation qui aurait pu tout changer. En vain. L'Atlético de Madrid, qualifié dans la souffrance mais avec le mérite de la résistance, poursuit donc son chemin vers une possible consécration en Coupe du Roi, laissant le FC Barcelone avec ses regrets et la conviction d'avoir frôlé l'exploit.



