Le Rochelais, assistant-coach des U18, observe les talents au Young Star Game de Levallois
Le Rochelais, assistant-coach de l'équipe de France U18 de basket, est présent à Levallois pour la deuxième édition du Young Star Game, qui se déroule jusqu'au mercredi 4 mars au soir. Dans cet entretien, il partage ses impressions sur l'événement et revient sur sa saison personnelle.
Une présence stratégique pour la détection des jeunes
Qu'allez-vous faire à Levallois durant cette seconde édition du Young Star Game ? Avec ma collègue Élise Prod'homme, coach de l'équipe de France U18, nous avons demandé à pouvoir assister à l'événement sur les trois jours : les entraînements, le Combine (tests physiques) et le match. L'objectif est de rester en prise avec ce qui se fait au niveau des jeunes. La LNB a été très à l'écoute, c'est très positif.
Même si tous les joueurs ne correspondent pas forcément à la catégorie 2008, il y a des joueurs que nous avons déjà eus ou d'autres que nous regardons potentiellement pour l'avenir. Par exemple, Hugo Yimga-Moukouri, présent l'été dernier, est concerné par l'été prochain. C'est un peu transversal. C'est l'occasion de les voir tous dans un contexte d'entraînement et d'évaluation, différent des matchs Espoirs, pros, voire U18 pour certains. Le fait que ce soit un rassemblement est particulièrement intéressant.
Un événement unique en Europe
Quel est votre point de vue global sur cet événement ? C'est quelque chose qui a le mérite d'exister. Dès qu'on touche au calendrier, c'est compliqué, ça ne convient pas à tout le monde, mais je ne suis pas là pour en juger. En tout cas, je trouve que l'idée est bonne. À ma connaissance, il n'y a pas d'autre Ligue européenne qui expose ses joueurs de la sorte. C'est une vitrine qui permet de mettre un cadre sur une certaine partie du business de la détection et de se retrouver au même endroit à un moment de l'année avec pas mal de jeunes.
Vous parliez détection, la démarche est-elle critiquable eu égard aux nombreux départs de jeunes Français en NCAA ces derniers mois ? Je ne crois pas une seule seconde que ça puisse avoir un impact. Les joueurs qui partent sont ceux de standing intermédiaire. Certains seront d'excellents JFL ou exportables en Europe, mais le tout premier marché n'est pas celui qui part. Le tout premier marché est déjà coordonné en termes de plan de carrière, il est déjà suivi.
La première édition, l'an passé, avait donné lieu à un vrai match de basket, contrairement à ce qui se fait parfois sur du All Star Game. Le contexte s'y prête, les joueurs se retrouvent avec les autres de leur génération, ils se tirent la bourre !
Une saison riche en observations et en projets
Au-delà du YSG, comment se déroule votre saison sans club ? Certains clubs pros m'ont laissé assister à des entraînements. Je suis allé à Dijon, à Strasbourg avec qui j'ai toujours de très bons rapports en interne. Je suis allé à l'étranger, aussi, à Ulm, où j'avais un joueur en équipe de France (Meïssa Faye). J'ai également participé au plateau de l'ANGT (Adidas Next Generation Tournament), j'ai vu des matches à peu près toutes les semaines, tous les week-ends. Je suis allé à l'Insep, j'étais à la Leaders Cup.
J'ai certaines missions, je sers de relais pour de la prise d'info pour des clubs étrangers, des choses comme ça. J'ai des activités diverses, dans des podcasts, un petit peu d'écrits dans « Reverse ». Et j'ai pu échanger avec pas mal de scouts NBA.
Qu'espérez-vous, que cherchez-vous comme projet pour la saison prochaine ? Il y a la réalité économique qui est devenue très compliquée, il y a très peu de mouvement. Un poste d'adjoint, ça dépend où, ça dépend avec qui, mais je ne dis pas non. Un poste pour coacher, je ne dis pas non non plus, et l'étranger je ne dis pas non. J'en avais déjà parlé, mais je regarde aussi vers la direction sportive.
Je ne tiens pas le discours qui consiste à dire qu'il faut se servir des années où on n'a pas de travail pour se ressourcer, se reconstruire. C'est des conneries, il faut retrouver rapidement quelque chose. Même si dans ce métier, en général, il faut deux ans, les cycles sont comme ça. Il faut réussir à s'adapter à cette réalité tout en étant suffisamment actif. Car tu peux disparaître très vite dans l'environnement du sport pro.



