Romain Grégoire : ambition et frustration avant le Tour des Flandres
Romain Grégoire : ambition et frustration avant les Flandres

Romain Grégoire : entre ambition et frustration avant le monument flamand

À seulement 23 ans, Romain Grégoire s'est déjà imposé comme une valeur sûre du cyclisme français. Le puncheur franc-comtois, qui compte treize victoires professionnelles dont deux en World Tour, a débuté la saison 2026 sur des bases solides avec un succès sur la Drôme Classic et une remarquable quatrième place aux Strade Bianche, où il a rivalisé avec les meilleurs mondiaux.

Une découverte des pavés belges

Habituellement présent sur les classiques ardennaises plus vallonnées, Grégoire a fait le choix cette année de découvrir l'univers exigeant des pavés belges et leur monument incontournable : le Tour des Flandres. « J'avais envie de découvrir ça, ce sont des courses qui me font un peu rêver », confie le coureur.

Malgré son profil traditionnellement plus adapté aux efforts lactiques courts des Ardennaises, le Français estime que les monts pavés pourraient lui convenir. « Les efforts sur 2-3 minutes qu'on trouve sur les monts pavés peuvent me convenir. J'aime ça et je suis impatient de voir le Tour des Flandres où l'ambiance et l'enthousiasme du public vont monter d'un cran. »

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Des débuts mitigés sur les pavés

Les premières expériences sur les classiques belges n'ont pourtant pas été à la hauteur de ses attentes. Présent à l'attaque sur À Travers la Flandre, il n'a pas réussi à suivre Wout Van Aert dans le final, une déception qu'il assume pleinement.

« Ce n'est pas un super bilan, ni collectivement, ni individuellement. Jusqu'ici, c'est décevant », analyse-t-il avec franchise. Même s'il reconnaît avoir été acteur dans le final, le coureur refuse de se contenter de cette performance : « Je ne veux pas me contenter d'être devant. »

Une approche technique en développement

Techniquement, le Franc-Comtois reconnaît que l'adaptation aux pavés demande du temps. « Je n'avais jamais mis les roues sur les pavés, et même si j'avais fait des reconnaissances, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Techniquement, ça s'est plutôt bien passé, même si je trouve que je ne suis pas très à l'aise avec mon coup de pédale, notamment sur les pavés plats. C'est une habitude à prendre. »

L'inspiration des champions

Gérégoire observe avec attention les performances d'autres coureurs légers qui ont réussi sur les pavés, comme Julian Alaphilippe ou Tadej Pogacar, même s'il se considère différent. « Je ne me considère pas vraiment de leur niveau, ni tout à fait du même profil. Mais il est vrai qu'un Tour des Flandres ne se court peut-être plus comme dans le passé. Désormais, ça part de plus loin et ça se fait davantage dans les monts. Ce sont des efforts punchy qui nous conviennent mieux. »

Un programme printanier chargé

Le choix de participer aux classiques pavées soulève la question de son impact sur les classiques ardennaises à venir (Amstel Gold Race, Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège). Grégoire se veut rassurant : « Pas vraiment. Les classiques vallonnées, c'est une approche très différente. Mais le travail que je fais ici, avec des courses longues, ne me semble pas si mal. »

Il précise : « Je n'ai pas le sentiment de m'être beaucoup usé jusque-là : je n'ai fait que deux courses. Sur le Tour du Pays basque, ce sont des étapes très difficiles tous les jours, on peut y laisser des plumes aussi. »

Bilan global de saison

Plus globalement, le coureur fait un bilan mitigé de sa saison jusqu'à présent. « C'est satisfaisant. Il y a eu cette victoire sur la Drôme classic et ma quatrième place sur les Strade, mais j'attends encore beaucoup de la fin de ma campagne printanière. »

Cyril Barthe en soutien

Pour ce Tour des Flandres, Romain Grégoire pourra compter sur le soutien de Cyril Barthe, coureur expérimenté de 30 ans de l'équipe Groupama-FDJ. Après un début de saison contrarié par un virus, Barthe a repris le rythme et sera un élément clé de la stratégie d'équipe.

« Je suis là pour faire des efforts qui ne se voient pas, pour replacer mes leaders avant les moments clés », explique le coureur de Sauveterre-de-Béarn, qui participera à son troisième Tour des Flandres.

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L'équipe française alignera également Thibaud Gruel et Axel Huens, formant un collectif déterminé à briller sur les routes pavées de Belgique. Le défi est de taille, mais l'ambition de Romain Grégoire reste intacte malgré les frustrations des premiers contacts avec les pavés flamands.