Christian Prudhomme tourne pour la télévision et parle cyclisme dans l'Hérault
En plein mois d'avril, Christian Prudhomme, le directeur emblématique du Tour de France, a été aperçu au pied du Pic Saint-Loup dans l'Hérault. Loin d'être en repérage pour la Grande Boucle qui partira de Barcelone le 4 juillet 2026, il participait au tournage d'un épisode de la série Un si grand soleil, où il incarne son propre rôle, comme il l'avait déjà fait l'année précédente.
Entre fiction et réalité : le patron du Tour devant la caméra
Ce mardi 14 avril, l'ancien journaliste s'est rendu à Cazevieille, un village qu'il connaît bien pour l'avoir traversé avec le Tour en 2021. Entre deux prises, avec son accessibilité habituelle, il a pris le temps d'évoquer l'actualité brûlante du cyclisme, marquée par l'émergence spectaculaire du jeune prodige français Paul Seixas.
« C'est très différent de la télévision en direct », confie-t-il à propos de son expérience de tournage. « Tout est très lent, avec 4, 5 ou 6 prises par plan. Je suis impressionné par le degré de précision. »
Paris-Roubaix et l'émergence de nouveaux rivaux pour Pogacar
Interrogé sur le récent Paris-Roubaix, Christian Prudhomme souligne l'intensité de l'événement. « La présence de Tadej Pogacar au départ était énorme », estime-t-il, rappelant que c'est le seul Monument qui résiste encore au champion slovène. La victoire de Wout van Aert a cependant montré que Pogacar n'était pas invincible.
« C'est le premier jour de la saison où il ne gagne pas », note Prudhomme, ajoutant que cette édition a été « magnifique » et pleine d'émotion, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, avec la participation touchante de Marianne Vos après le décès de son père.
Paul Seixas : un espoir historique comparé à Bernard Hinault
Le directeur du Tour ne cache pas son admiration pour le jeune Français de 19 ans. « Un espoir comme ça, on n'en a pas vu depuis cinquante ans », affirme-t-il, le comparant à Bernard Hinault en 1977. Il évoque ses performances impressionnantes, notamment sa victoire sur l'Ardèche Classic grâce à une échappée solitaire de 42 km.
Prudhomme révèle même avoir acheté une figurine de Seixas pour 22 euros lors d'un salon de collectionneurs, preuve de l'engouement autour du coureur. « Aujourd'hui, je suis passé de 'On ne lui en voudra pas s'il ne vient pas sur le Tour de France' à 'On ne lui en voudra pas non plus s'il vient' », déclare-t-il, laissant entendre que la participation du jeune prodige est plus que jamais envisageable.
Les défis à venir : Liège-Bastogne-Liège et la question du dopage
Alors qu'un nouveau duel entre Seixas et Pogacar se profile sur Liège-Bastogne-Liège, Christian Prudhomme rêve d'un « sprint à deux ». Il anticipe une course « hyper intéressante », avec peut-être l'arrivée d'un troisième larron comme Remco Evenepoel.
Face aux interrogations sur les performances exceptionnelles de Seixas, le directeur du Tour répond avec mesure. « Quand les gens sont très forts très tôt, ça veut évidemment dire quelque chose », reconnaît-il, tout en évoquant l'évolution des méthodes d'entraînement et d'alimentation. « Le mec est un surdoué », conclut-il, sans s'avancer sur son avenir.
Retour sur le plateau : Prudhomme retrouve les acteurs de la série
Christian Prudhomme semble prendre goût à son rôle d'acteur. Cette année, il retrouve avec plaisir Yvon Back, qui incarne le commissaire Becker, et Fabrice Deville, qu'il connaît bien. « Je suis au volant de la célèbre voiture rouge, on n'en dira pas plus », glisse-t-il avec malice, évoquant une scène tournée au pied du Pic Saint-Loup.
Alors que l'équipe de Paul Seixas doit trancher fin avril sur sa participation au Tour de France, Christian Prudhomme, entre deux prises de tournage, garde un œil attentif sur l'avenir du cyclisme, entre tradition et renouveau.



