Il est apparu à seulement une centaine de mètres de la ligne d'arrivée. Et, à la force du cuissot, Paul Magnier a réussi à dompter ses deux principaux adversaires, ce dimanche à Sofia (Bulgarie), terme de la troisième étape du Tour d'Italie. Le sprinteur français s'est imposé devant l'Italien Jonathan Milan et le Néerlandais Dylan Groenewegen, qui semblaient avoir pris le dessus.
Mais, après sa première victoire vendredi, Paul Magnier a donc réussi à enlever une deuxième étape sur un Grand Tour. Coureur le plus victorieux l'année passée derrière Tadej Pogacar, le sprinteur de la Soudal-Quick Step continue d'être l'homme fort du sprint mondial, après que les échappés ont été repris à moins d'un kilomètre de l'arrivée.
Guillermo Thomas Silva toujours en rose
« Je voulais me battre pour une étape supplémentaire, l'équipe a fait un super boulot, ils ont contrôlé toute la journée, s'est félicité le double vainqueur d'étape sur Eurosport. Quand j'ai célébré, je n'étais pas vraiment sûr de moi. » En levant les bras, la roue de Dylan Groenewegen, sur sa gauche semblait être proche de la ligne, mais non.
« Je savais que c'était un peu trop juste pour la victoire, mais l'équipe a fait un gros boulot, a réagi de son côté le sprinteur batave sur Eurosport. Il n'y a pas vraiment de satisfaction, on est venu pour la victoire, ça peut encore arriver sur cette course. On a entendu le cri de guerre de la Soudal Quick Step, on veut le notre. »
Au classement général, l'Uruguayen Guillermo Thomas Silva conserve le maillot rose. La bonne affaire est pour Paul Magnier, au classement du maillot cyclamen du meilleur sprinteur.



