NBA : les Spurs de Wembanyama prêts à défier le Thunder d'Oklahoma
NBA : les Spurs de Wembanyama défient le Thunder

Insouciants et talentueux, les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama brillent au-delà des attentes de début de saison, au point de défier sans complexe le Thunder d’Oklahoma City, tenant du titre et nouveau rival, en finale de conférence Ouest de la NBA à partir de lundi.

Un état d'esprit conquérant

« On manque d’expérience, on ne sait pas que c’est impossible. C’est pour cela qu’on peut le faire », a habilement résumé Victor Wembanyama, retournant les inquiétudes liées à la jeunesse de son effectif.

Le Français de 22 ans ainsi que trois autres titulaires et trois remplaçants importants de l’équipe découvrent les playoffs avec réussite : ils ont écarté Portland au premier tour (4-1) avant d’impressionner en demi-finale de conférence face aux expérimentés Minnesota Timberwolves, sortis vendredi avec autorité (4-2).

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Une progression fulgurante

Encore treizièmes l’an passé à l’issue d’une nouvelle saison de reconstruction (34 victoires-48 défaites), les Spurs ont connu un redressement spectaculaire qui les a menés à la deuxième place de la conférence Ouest en avril (62v-20d). Atteindre la finale de conférence pour les premiers playoffs de la franchise depuis 2019 reste une sacrée performance.

« Je comprends l’idée que nos résultats ne se conforment pas tout à fait aux attentes du mois d’octobre, a concédé vendredi le coach Mitch Johnson, successeur de Gregg Popovich. Il y a cette idée que nous serions en avance. Mais nous n’avons jamais défini d’objectif. Nous savions que nous avions un grand potentiel. »

Sans blessé, avec une tête d’affiche rayonnante en la personne de Victor Wembanyama et un trio d’arrières explosifs (De’Aaron Fox, Stephon Castle, Dylan Harper), la météo est au beau fixe dans le Texas. Attention toutefois à l’avis d’orage dès lundi dans l’Oklahoma.

Le Thunder, un adversaire redoutable

Les Spurs se déplacent en effet chez le Thunder, champion en titre, meilleur bilan en avril et épouvantail de ces phases finales. OKC a expédié ses deux premiers tours contre les Phoenix Suns et les Los Angeles Lakers sans perdre un seul match.

« C’est la nature des playoffs d’affronter des adversaires toujours plus forts, il y a eu une marche entre le premier et le deuxième tour, elle sera probablement encore plus grande avant le prochain tour », a admis Wembanyama, louant une équipe qui « sait jouer du grand basket ».

Le Thunder est souvent décrit comme un modèle pour les Spurs, les deux formations ayant engagé une patiente reconstruction en faisant confiance à de jeunes talents empilés lors de plusieurs drafts. OKC avait retrouvé les playoffs il y a deux ans, avant un premier titre l’an dernier.

Un duel de superstars

L’affiche va aussi opposer deux individualités hors norme : le géant Wembanyama (2,24 m) et l’inarrêtable meneur canadien Shai Gilgeous-Alexander, MVP 2025 au sommet de son art cette saison (29,1 points de moyenne en playoffs). Les deux se disputaient, avec Nikola Jokic, la distinction de MVP, qui a été annoncée dans la nuit de dimanche à lundi à la veille du clash.

Un avantage psychologique pour San Antonio

Si le Thunder part favori, les Spurs ont engrangé de la confiance lors de la saison régulière : en cinq duels, les Texans se sont imposés à quatre reprises. « Wemby » et sa bande avaient notamment remporté la demi-finale de Coupe NBA en décembre à Las Vegas, avant de triompher à San Antonio le 23 décembre puis en Oklahoma lors d’un match de gala le 25 décembre.

Ce match âpre, devant une foule électrique témoignant d’une rivalité naissante, avait donné un bon aperçu de ce qui attend les Spurs dans le bruyant Paycom Center. Conspué par le public, Wembanyama sait qu’il sera malmené par la défense d’élite du Thunder, qui n’hésitera pas à le bousculer avec les roués Alex Caruso et Lu Dort. D’autant plus que le Français sera surveillé de près par les arbitres après son violent coup de coude asséné à Naz Reid lors du match 4 contre les Wolves qui lui avait valu une simple expulsion.

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