Un choc d'Élite 2 qui tient toutes ses promesses
Le match entre le Stade Rochelais Basket et l'Élan Béarnais, disputé vendredi 27 mars, s'est avéré être une rencontre intense et palpitante, loin des chocs qui font pschitt. Cette confrontation entre deux équipes en forme, avec quatre victoires de rang pour La Rochelle et cinq pour Pau, a tenu toutes ses promesses en offrant un suspense haletant jusqu'au buzzer final.
Un début de match équilibré et intense
Dès les premières minutes, l'intensité est au rendez-vous. Les deux formations se neutralisent dans un échange serré, avec un score de 6-6 à la cinquième minute. La Rochelle peine à trouver la cible sur ses shoots extérieurs, tandis que Pau rencontre également des difficultés. Le jeu se débloque progressivement lorsque Oladapo marque dans la raquette (10-8, 7e) et que Wibaut y pénètre facilement (10-10, 8e).
Dans sa propre raquette, Mballa oppose un gros contre à Lemoine, mais entre-temps, ce dernier et Ford III font parler leur talent sur pénétration, avec un and one à la clé (15-12, 9e). La tension monte à Pau entre François Wibaut et Joshua Mballa suite à une faute provoquée par Lucas Hergott. Jonathan Mkamba intervient pour calmer les esprits, puis la main gauche de Clark Jr apaise la salle, limitant la casse béarnaise au buzzer pour un score de 21-18 à l'issue du premier quart-temps.
L'Élan Béarnais prend les commandes
La reprise tourne à l'avantage de l'Élan Béarnais, qui accélère le rythme et prend le contrôle du match. Une perte de balle de Lucas Hergott et une tentative ratée près du panier contribuent à créer une euphorie béarnaise, avec un run de 26-10 qui porte le score à 31-41 à la 17e minute.
Les Palois enchaînent les actions de qualité : du Cornelie, du jeu rapide, des alley-oop, et encore du Clark. Le Stade Rochelais retrouve un peu de fluidité grâce à des remplacements stratégiques, avec Clerc pour Thomas et Oladapo pour Haidara (39-44, 19e), mais reste à la traîne à la mi-temps avec un score de 39-45.
Le squad de Mickaël Hay affiche des statistiques mitigées : 5/10 aux lancers-francs (case rouge) mais mène 11-0 sur les contre-attaques (case verte). Dès que les Palois accélèrent, le SRB semble perdu, particulièrement en début de quart-temps. Les erreurs s'accumulent : une mésentente entre Clerc et Ford III, un primé du spécialiste Pinault, ou un mismatch entre Ndiaye et Thomas (45-57, 24e).
La réaction courageuse du Stade Rochelais
Le Maritime ne baisse pas les bras et réagit avec courage. Le capitaine Clerc et Tyler Thomas marquent de loin dans le troisième quart-temps (53-59, 26e), effort répliqué par Cherif Haidara et Andréa Samat dans le quatrième (67-70, 33e). Malgré cette résistance, La Rochelle ne parvient pas à recoller au score, car le troisième du classement, l'Élan Béarnais, impose sa loi à l'intérieur pour maintenir son avance à chaque fois.
Bastien Pinault et ses coéquipiers ne gèrent pas parfaitement la fin de match, peinant à contenir la gâchette Thomas (75-77, 36e) et un rebond offensif bien pensé de Maxence Lemoine (79-81, 39e). Cependant, le rebond de Thomas Cornely à 22 secondes de la fin fait la différence, et les deux lancers-francs du capitaine Pinault à 9 secondes 6 bouclent l'affaire pour une victoire béarnaise de 81-85.
Une fin de série pour le Stade Rochelais
Ce match marque la fin de série pour le Stade Rochelais Basket, talentueux et courageux, mais qui n'a pu empêcher la sixième victoire d'affilée de l'Élan Béarnais. Dans un money time savoureux, les Palois ont su faire preuve de consistance et de précision pour s'imposer, confirmant leur statut de troisième au classement et leur domination en Élite 2.



