Le Stade Rochelais Basket s'incline face à l'Élan Béarnais mais garde confiance
Jamais résignée, La Rochelle est tombée sur un troisième de la division, l'Élan Béarnais, qui « a montré qu'il était au-dessus » (81-85), aux dires du poste 3. Pour autant, cette défaite ne va pas entamer la confiance existante selon lui.
Présent en conférence de presse après la défaite du Stade Rochelais Basket contre Pau (81-85), vendredi 27 mars, Lucas Hergott, entreprenant à titre personnel, (9 pts, 2 rbds, 4 fautes provoquées, 2 ass., 2 balles perdues) a apprécié le contenu offert par son équipe… tout en reconnaissant la supériorité du troisième du classement.
Analyse de la performance et des points faibles
On vous a senti près et loin de faire un gros coup, quel est votre avis ? « On a joué les yeux dans les yeux avec le 3e du championnat dans une ambiance assez incroyable et c'est le positif de la soirée. Et même s'il y a défaite, le constat est que l'on a de vrais conducteurs dans notre basket. Après, il est assez facile d'identifier les points qui nous ont fait perdre. »
Quels sont-ils ? « L'Élan Béarnais est une équipe très dense physiquement et athlétiquement, et il y a une vraie différence avec nous. Sachant qu'il leur manquait Sitrika Raharimanantoanina qui est un véritable athlète… C'est aussi une équipe très organisée. J'ai eu la chance de jouer pour Mickaël Hay (coach de Pau), c'est quelqu'un qui aime bien préparer ses équipes et qu'elles soient disciplinées. On l'a vu avec leur game plan, ils se sont adaptés à nos short roll, ne sortaient pas tout le temps sur nos pick and roll, et même en attaque ils se sont adaptés sur les trappes. L'intensité, élevée, nous a demandé plus d'efforts que d'habitude et nous n'avons pas été capables de les faire sur la durée. »
Stratégie et adaptation personnelle
Pourquoi votre stratégie n'a-t-elle pas fonctionné ? « L'idée était de les punir sur les pick and roll, de faire bouger la balle pour pouvoir créer des différences, sauf que nous n'y sommes pas parvenus car Pau a mis beaucoup de pression sur la balle. Sur nos premières passes, ils ne prenaient pas de retard sur les closeouts. La conséquence a été beaucoup de un contre un car le jeu était figé. On a, certes, mis des tirs de talent par Gaëtan (Clerc) ou Tyler (Thomas), mais ce n'était pas sur des choses construites. »
Cette défaite marque-t-elle un coup d'arrêt ? « C'était un match plutôt de haut niveau où l'adversaire a montré qu'il était au-dessus. Pau m'a impressionné et je pense qu'ils vont aller loin en playoffs. On a couru derrière le score presque tout le match et physiquement cela a demandé beaucoup d'énergie et ce n'est pas anodin. Quand tu es fatigué tu es moins précis. La série de victoires s'arrête mais le contenu reste positif. »
À titre personnel, on vous voit plus ballon en main à tenter des choses, est-ce le fruit des réajustements effectués durant la trêve de février ? « C'est gentil de le remarquer (rires). J'essaie de ne plus trop me poser de questions, de ne pas attendre que l'on me donne les choses et d'aller donc les chercher. Si je dois faire une analyse de mon début de saison, je dirais que j'étais peut-être trop « bon élève ». Là, j'essaie d'être plus instinctif et cela semble marcher. Je suis juste animé à continuer à faire plus pour l'équipe. »



